Abi (The Voice 2020) : “J’estimais que j’avais volé ma place” (EXCLU)

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Il y a deux semaines, lors d’une interview accordée à Purepeople.com, le jeune Abi racontait sa préparation à la demi-finale de The Voice sans s’imaginer remporter cette neuvième saison du télé-crochet de TF1. C’est pourtant désormais chose faite ! Samedi 13 juin 2020, le public l’a préféré à ses concurrents, Tom, Gustine et Antoine lors de la grande finale tant attendue. Malgré les mesures exceptionnelles mises en place en raison de l’épidémie de coronavirus, le poulain de Pascal Obispo a réussi à proposer un show émouvant et tout en douceur comme ce à quoi il nous avait habitués tout au fil de l’aventure. À l’occasion de sa belle victoire, il a accepté de nous offrir de nouvelles confidences. Interview.

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Vous êtes le grand gagnant de The Voice ! Quel effet ça fait ?

Je ne m’en rends pas encore compte, tout s’accélère d’un coup. Je suis limite dans l’incompréhension.

Y croyiez-vous avant de monter sur scène ?

Absolument pas ! Pour être honnête, je n’y ai même pas pensé. Je me disais que c’était pour quelqu’un d’autre, et j’étais content d’ailleurs que ce soit pour quelqu’un d’autre. Mais je n’avais pas du tout imaginé que ça pourrait être moi. Mais, d’habitude, je ne suis pas satisfait du tout de mes prestations : quand je les regarde, je tire la grimace, et là, pour moi, c’était passable, ce qui est incroyable (rires).

C’est une victoire un peu particulière au vu des événements passés. Pas de déception quant aux conditions de cette finale ?

Il faut dire ce qui est, il y a une pointe de frustration. Mais tous ces moments restent forts, on continue à les vivre, c’est cool. On a fini par apprécier tout ça, donc ce n’est plus trop grave.

À l’annonce des résultats, vous êtes tout de suite allé prendre votre coach, Pascal Obispo, dans vos bras. Ça paraît impensable aujourd’hui…

C’est vrai que le contexte ne le permet pas, mais ça s’est fait spontanément, on n’a pas réfléchi. Forcément, le moment était intense, c’était déjà difficile de ne pas pouvoir prendre les autres dans mes bras pour les remercier et leur dire que j’avais fait cette aventure avec eux. Et avec mon coach, c’était naturel, on était tous les deux très heureux, c’est quelque chose qu’on se retient de faire depuis longtemps tous, nos coeurs ont exprimé ce que plein de coeurs ressentaient. On n’avait pas vu ça depuis longtemps, on a lancé le retour du câlin (rires).

Il s’agit d’un des moments très forts de la soirée, tout comme ce que vous vous êtes dit l’un sur l’autre…

Carrément ! Je n’ai pas l’impression que ce que j’ai dit sur lui était aussi fort que ce qu’il a dit parce que je trouverai difficilement des mots à hauteur de ce qu’il m’a apporté réellement. Mais, c’est vrai que cette finale était chargée du poids de tout ce qui s’est passé avant et j’étais très fier de l’avoir eu comme coach. Et quand je le regardais, je voyais de la fierté dans ses yeux, je ne pense pas m’être trompé, c’est quelque chose qui m’a beaucoup touché.

Comment avez-vous choisi ce titre culte d’Alicia Keys pour la finale (If I Ain’t Got You) ? Était-ce difficile ?

Pour le coup, non. C’est apparu comme une évidence. Forcément, on essaye toujours d’aller plus haut et plus loin. Ce titre-là, c’est un morceau que je connais très bien et pourtant, il a été tout aussi dur à travailler que les autres. Il a fallu faire en sorte que ce soit une version qui ressemble à ce que je suis et non pas à celle qu’on entend. Le travail était donc conséquent, c’était un beau challenge.

Heureux d’avoir pu partager la scène avec Kendji Girac ?

Pour être honnête, c’est la prestation dont j’étais le moins satisfait de la soirée à cause de moi. Mais j’ai passé un super moment, je me suis bien senti, il y avait cette connexion entre nous, je me suis senti à l’aise.

Que vous a dit Pascal Obispo après votre victoire ?

Il m’a énormément remercié pour cette victoire, il était très heureux de m’avoir aidé à la décrocher. Je lui ai dit que c’était notre victoire, on a gagné ensemble.

Il y avait du monde pour célébrer votre victoire du côté de votre famille….

Ils étaient à fond pour moi ! Ils croyaient en moi et ils savaient déjà que c’était bon contrairement à moi.

De l’homme timide que vous étiez aux auditions à l’aveugle au grand vainqueur du programme… Quelle évolution ! Qu’en retenez-vous ?

Vis-à-vis de cette timidité, j’ai beaucoup appris sur moi-même, des autres et de plein d’autres choses. J’ai pu m’inspirer des autres candidats, c’était une formidable aventure humainement parlant avant tout. Mais surtout, je sais maintenant que je ne peux plus me permettre d’être timide. J’estimais que je n’avais pas ma place, que je l’avais volée même, mais maintenant, c’est le public en votant qui m’a prouvé que je la mérite. Si je veux avancer, et honorer ceux qui ont voté et cru en moi, je me dois d’avoir confiance.

Auriez-vous participé à The Voice si on ne vous avait pas découvert lors d’une scène ouverte ?

Je pense que je ne me serais jamais inscrit. C’est grâce à Aurélie Konaté qui était présente ce soir-là [ancienne candidate de la Star Academy, NDLR]. J’ai eu beaucoup de chance.

Vous connaissiez-vous ?

Absolument pas ! C’est la preuve que tout le monde peut croire en nous et nous pousser à avancer. C’est ce qu’elle a fait avec moi. Ensuite, ça a été Pascal, et je suis arrivé en finale.

Quelle a été la réaction sur les réseaux sociaux ?

Ça a tellement bougé à une vitesse incroyable, je n’ai même pas eu le temps de voir toutes les réactions. Mais j’ai reçu plein d’amour, plein de bonnes choses, de la bienveillance, ça m’a beaucoup touché.

Craignez-vous les sollicitations de toute part et d’être surexposé ?

Oui. Déjà depuis les live, je reçois dix, quinze appels par jour, j’ai peur de tout ça, mon téléphone je le vois un peu comme un objet maudit maintenant (rires). Ça bouge tellement que je n’ai même pas le temps de cligner des yeux que le décor a déjà changé.

Quelle est la suite pour vous ?

La suite, c’est de préparer mon album, de bosser un maximum dessus tout simplement. J’ai déjà des idées, j’ai bien envie que ce soit un peu pop, r’n’b, soul, avec un peu de jazz et de blues, il y a plein de possibilités. Mais il est carrément possible que je découvre de nouveaux horizons d’ici là, je ne peux pas encore être sûr de ce que ça va donner. On verra bien. Tout est à faire, je pars de zéro.

Cette année, on a senti une très forte complicité entre tous les candidats de The Voice… Comment l’expliquez-vous ?

C’est vraiment le fait de vivre cette aventure qui a créé des liens très forts en très peu de temps, c’est juste incroyable. C’est difficile à comprendre tant qu’on ne le vit pas et ça peut paraître un peu cliché vu de loin, mais c’est vraiment le cas. Le fait qu’on soit tous rassemblés autour de cette même passion, qui est la musique, ça a noué des liens très forts. Et ça l’était encore plus du fait qu’on ne s’était pas vu en raison du confinement, on s’est beaucoup manqué les uns et les autres. Toute cette force et cette intensité se sont forcément fait ressentir à notre retour, la complicité était là.

Vous avez même réalisé un clip vidéo ensemble. Comment ce projet est-il né ?

C’était pendant le confinement, on ne faisait rien, on n’avait pas de nouvelles, la suite était incertaine et on voulait marquer le coup. Cette chanson (The Show Must Go on, NDLR) était la première que les coachs ont chantée dans l’émission, donc ça nous tenait à coeur, et surtout, c’était un moyen de continuer à vivre l’aventure même à distance. Je pense que ça en dit long sur comment cette aventure compte pour nous.

D’autres projets à venir avec les candidats ?

Je pense, oui, c’est même sûr et ça se fera avec plaisir.

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