Adèle Haenel furieuse, quitte les César lorsque Polanski l’emporte !

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Grand absent malgré ses 12 nominations pour J’accuse, l’ombre du réalisateur Roman Polanski a plané sur la 45e cérémonie des César. Les piques, blagues et références ont été nombreuses. Un point culminant a été atteint lorsqu’il a été récompensé du prix du meilleur réalisateur pour J’accuse, suscitant l’ire de la comédienne Adèle Haenel.

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Sur scène, le nom de Roman Polanski a donc été appelé, décernant ainsi au décrié réalisateur son 5e César dans cette catégorie reine. La salle a applaudi et la réalisatrice Emmanuelle Bercot, qui remettait le prix, a eu un petit temps d’arrêt avant de préciser au micro que l’académie lui remettra son trophée plus tard. “Des activistes me menacent déjà d’un lynchage public. Certains annoncent des démonstrations devant la Salle Pleyel. D’autres comptent en faire une tribune de combat contre une gouvernance décriée. Cela promet de ressembler davantage à un symposium qu’à une fête du cinéma censée récompenser ses plus grands talents“, avait précisé Roman Polanski dans un communiqué avant la soirée pour justifier son absence.

Dans la salle, la caméra de Canal + a alors pu voir que la comédienne Adèle Haenel s’est levée pour quitter la salle Pleyel, n’attendant pas la fin de la cérémonie animée par Florence Foresti – qui a rapidement écrit “écoeurée” en story Instagram – et présidée par Sandrine Kiberlain. Quelques applaudissements ont été entendus sur son passage et quelques huées ont été adressés à Polanski. “La honte“, aurait-elle déclaré.

Adèle Haenel, qui était en compétition pour le rôle de Héloïse dans Portrait de la jeune fille en feu dans la catégorie meilleure actrice, – qu’elle n’a pas obtenu -avait exprimé son avis sur les 12 nominations de Roman Polanski précédemment. “Distinguer Polanski, c’est cracher au visage des victimes“, avait-elle lâché au New York Times. Elle s’était illustrée l’an dernier en prenant publiquement la parole pour accuser le réalisateur Christophe Ruggia d’agressions sexuelles. Sa sortie de la salle, furieuse, était une manière de montrer son soutien aux femmes ayant été victimes de comportements similaires et Roman Polanski est accusé par 12 femmes ; ce qu’il réfute, catégoriquement.