Affaire Benalla: Macron pointe une “excitation collective”

0
92

Après s’être souvenu de Roland Barthes au moment de parler de la hausse de la taxe sur le diesel, Emmanuel Macron, dans un entretien diffusé ce mardi matin sur Europe 1, a appelé Léon Blum à son secours à l’heure de commenter l’affaire Benalla.On voit les esprits se dissoudre comme disait Blum”, a-t-il ainsi lâché. Il a même assuré que l’opinion avait été sujet à “une excitation collective”. “On a peut-être perdu l’esprit de mesure”, a-t-il encore noté. 

“Il ne mérite pas d’être traité comme le plus grand criminel en liberté” 

Le président de la République a cependant juré que la tempête de juillet ne l’avait pas entravé dans son travail. “L’affaire ne m’a pas empêché de faire autre chose”, a-t-il dit. Il a également retracé le parcours d’Alexandre Benalla, pour lequel il témoigne toujours une certaine indulgence. “Alexandre Benalla, c’est d’abord un jeune homme qui m’a accompagné et à qui j’ai donné un poste officiel à l’Elysée. Il n’avait pas forcément les codes, il avait son histoire”. “Il a fait une faute, qui n’était pas acceptable, le 1er mai dernier. Il a eu une sanction à l’Élysée. l’Elysée a-t-elle dissimulé ? Pas du tout.”

Emmanuel Macron a aussi voulu atténuer l’ampleur du dossier: “Pendant des jours on a parlé d’affaire d’Etat mais quelle affaire d’Etat ?” Il a terminé sur ce sujet: “Alexandre Benalla, il a fait des fautes; est-ce qu’il mérite d’être traité comme le plus grand criminel en liberté? Je n’en suis pas sûr, il faut penser que les gens ont leur vie, leur famille”. 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.