Agression de Bassem Braïki : Sadek et ses complices en détention provisoire

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Dans la nuit du 10 au 11 février dernier, le rappeur Sadek et trois proches s’en sont physiquement pris au blogueur problématique Bassem Braïki, en banlieue lyonnaise. Après avoir assumé son geste sur les réseaux sociaux, l’artiste originaire du 93 a été placé en garde à vue le 12 février 2020.

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Selon les dernières informations, la police a placé le rappeur et ses complices en détention provisoire ce vendredi 14 février et ils ont été mis en examen pour “violences aggravées par trois circonstances (usage ou menace d’une arme, réunion et préméditation) et vol aggravé”.

Rappel des faits : dans la nuit du 10 au 11 février 2020, Sadek et trois proches se sont rendus à Vénissieux, où ils ont agressé Bassem Braïki. Il a reçu plusieurs coups par une matraque télescopique. Les pompiers du Rhône ont confirmé à l’AFP avoir “pris en charge à 4h20 à Vénissieux un homme de 37 ans suite à une agression“. “Blessé à la tête, il a été transporté à l’hôpital en urgence relative“, ont-ils ajouté.

Après l’agression, Sadek s’était exprimé sur les réseaux sociaux, revendiquant l’attaque et exprimant ses regrets. “Ça va pas trop, ça va même pas du tout. Je ne suis pas fier de moi. J’ai cédé comme un imbécile à la violence et à la haine, parce qu’au bout d’un moment, les menaces avec des armes, les propos, les ‘viens’, les ‘la rue, la vraie’, ça m’a fait sortir de mes retranchements. J’envoie ce message à tous les petits frères qui m’écoutent. Sachez que ce que j’ai fait, c’est de la grosse merde et regardez bien, je vais payer pour ça. J’en suis totalement conscient. Et ce qui va arriver, c’est tout à fait bien fait pour moi. Le mieux, c’est de discuter, de réussir à s’entendre. Le mieux, c’est de vivre ensemble. Je combattrai toujours le racisme. Je combattrai toujours les menaces. Je combattrai toujours la délation.”

De son côté, Bassem a publié une vidéo intitulée “Merci à vous” sur les réseaux sociaux dans laquelle il affirme vouloir “repartir à zéro“. “Émile Zola avait dit ‘J’accuse’. Moi je dis ‘Je m’excuse'”. “Ce qui me fait dire ça, continue-t-il, c’est la mobilisation sans précédent qu’il y a eu. Pour une personne comme moi, c’est sans précédent. Des renois et des blancs de toute la France qui disaient ‘ce mec, on ne l’aime pas, mais il ne mérite pas ça’. Toutes ces personnes qui m’ont soutenu, je me dois de penser à vous quand je revendique des choses. Beaucoup de gens disent que Bassem divise. Bassem va réunir. Tout en gardant ses valeurs, ses principes et sa façon de penser.”