Allison Mack et sa secte : fellations forcées, torture, régime strict… India Oxenberg livre un récit choc

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En novembre 2017, Hollywood était sous le choc en apprenant que l’actrice Allison Mack, girl next door de l’Amérique révélée par son rôle dans la série Smallville, était à la tête d’une secte d’esclaves sexuelles. La jeune femme dirigeait une structure nommée NXIVM avec son amant Keith Raniere, qui n’était autre que le leader de l’organisation. Tous deux ont été mis en examen. Un documentaire débarque sur les écrans et donne, notamment, la parole a l’une des victimes : India Oxenberg.

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Dimanche 18 octobre 2020, la plateforme StarzPlay commencera à diffuser un documentaire de quatre épisodes intitulé Seduced: Inside the Nxivm Cult qui retrace la chronologie de cette secte, l’organigramme de ses membres (qui comprend aussi la femme d’affaires Clare Bronfman, héritière du groupe Seagram) ou encore la liste des victimes. Une secte qui possédait une structure secondaire dite DOS, entièrement gérée depuis 2006 par Allison Mack, et qui recrutait des femmes pour le plaisir sexuel de Keith Raniere. Ce documentaire donne l’occasion de découvrir le témoignage d’India Oxenberg, fille de l’actrice Catherine Oxenberg, star de la série culte Dynastie.

Filmée dans une maison de New York, la jeune femme de 29 ans – qui avait quitté la Californie pour venir vivre sur la côte Est – a livré de nombreux détails des tortures dont elle a été victime. “C’est ici que ça c’est produit. J’ai été la première femme de mon groupe d’esclaves à avoir été marquée. L’odeur provoquée par l’outil qui brûlait ma peau était si intense qu’elle remplissait toute la maison. C’était de la torture, mais je m’en suis sortie“, a-t-elle raconté. La jeune femme a été tatouée sur la zone pelvienne et a depuis recouvert le motif d’une inscription en italien disant : “J’apprends encore.

Le Mail Online publie des photos choquantes de certains des tatouages – symboles ou initiales des leaders – de femmes réduites en esclavage.

Torture physique et psychologique

India Oxenberg, qui n’avait que 19 ans que lorsqu’elle a été recrutée par NXIVM, pensait à l’époque participer à un programme intensif de bien-être personnel permettant notamment de retrouver confiance en soi. Un rendez-vous avait été fixé auquel elle avait participé avec sa maman. Avec le recul, elle estime qu’elle aurait déjà dû voir un premier signe étrange car les deux femmes avaient été séparées lors de leurs rencontres avec les membres de la secte qui présentaient le programme. India y sera malheureusement restée sept ans, victime de chantage – les esclaves devaient fournir des photos dénudées ou une information compromettante en cas de non-respect des règles – et d’un sentiment de honte.

Elle a eu la peau marquée, a été dépouillée de son argent, a été privée de nourriture au point de s’affaiblir, de perdre ses cheveux et de ne plus avoir de règles. Elle a aussi dû pratiquer régulièrement des fellations sur Keith Raniere. “C’était un grand philosophe. J’avais l’impression que j’aurais pu mourir pour lui. (…) Au fond, je croyais que les choses qu’on me faisait faire étaient bonnes“, dit-elle. Ce dernier présentait les sacrifices et les humiliations comme des moyens de s’endurcir dans la vie… Il a notamment contraint la jeune femme à un régime de 500 calories maximum par jour.

Selon les recommandations de Keith Raniere, les maîtres de DOS, comme Allison Mack, étaient encouragés à placer les esclaves dans des cages sado-maso, attachées par des menottes ou des bandes de cuir. Si les victimes ne respectaient pas un ordre ou une demande, elles pouvaient parfois être frappées par des tiges de bambou. Après un certain temps, India Oxenberg a été promue et devait à son tour recruter des esclaves sexuelles. Elle a ainsi réussi à convaincre trois femmes, dont une de ses amies… En 2017, découvrant dans quoi sa fille s’était embarquée, Catherine Oxenberg avait tenté de la faire sortir de la secte, en vain. Finalement, tout prendra fin en 2018 avec l’arrestation d’Allison Mack et Keith Raniere. En raison de sa collaboration étroite avec les autorités, India n’a pas été mise en examen même si elle avait participé au recrutement de victimes.