André Manoukian confiné avec ses fils, Anton et Aris : “C’est leur spécialité !”

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C’est entouré de famille et d’air pur qu’il vit sa distanciation sociale. Depuis son domicile situé en Haute-Savoie, André Manoukian a accepté de raconter son confinement au magazine Gala : un moment de partage et de création. Auprès du musicien, sa femme Stéphanie et deux de ses trois enfants qui vivent cette situation avec un calme déconcertant. “Oh, eux, ils sont nés geeks, explique-t-il. Le confinement était déjà leur spécialité avant. Anton, l’aîné, qui a 20 ans, poursuit ses études à distance dans sa chambre depuis deux ans. Après son bac décroché avec mention, il a bossé dans un supermarché, puis voulu apprendre le boulot de trader, ce qu’il fait avec un certain talent. Il voudrait gagner vite suffisamment pour continuer à vivre dans nos montagnes. Son frère, Aris, 18 ans, avait au contraire l’envie de déguerpir. Il étudie la conception de jeux vidéo à Montréal, mais pour l’heure, il est revenu.”

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Pour les adultes, en revanche, c’est plus compliqué. André Manoukian a dû renoncer à son spectacle Le Chant du périnée, conférence psycho-érotique – consacré à l’histoire de la musique – et son épouse Stéphanie, qui est yogathérapeute, a dû mettre ses cours en suspens. Heureusement, le pianiste cosmique prépare deux albums tout en poursuivant, à domicile, ses chroniques pour la matinale de France Inter. Et quand il le peut, l’ancien juré de Nouvelle Star descend au village, à Saint-Gervais, pour se procurer le minimum vital. “Il a le charme des villes désertes en ce moment, conclut-il. C’est étrange et beau.

Une rencontre

Sa moustache a sué pour plus d’une demoiselle. Mais un jour, il a croisé la route de Stéphanie, une Canadienne, chanteuse de folk. André Manoukian, qui a écrit et composé pour une grande partie de la gent féminine de la scène française, a alors improvisé une collaboration. “On s’est connus par la musique, se souvient-il. Je lui ai écrit un album qui, hélas, n’a pas marché. Mais, contrairement à toutes les autres artistes pour qui je m’étais investi, emballé – et qui m’ont toutes largué –, Stéphanie est restée, elle, tout en accueillant avec bienveillance les chanteuses avec qui j’ai pu travailler après.” La partition du bonheur, ils l’ont écrite ensemble…