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Après les élections, Trump de nouveau menacé par l’enquête russe

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Après les élections, Trump de nouveau menacé par l’enquête russe

Les élections lui ont offert un répit, mais Donald Trump se retrouve de nouveau sous la menace de l’enquête russe, avec plusieurs de ses proches dans le viseur du procureur spécial Robert Mueller, et une Chambre des représentants – maintenant sous …

Les élections lui ont offert un répit, mais Donald Trump se retrouve de nouveau sous la menace de l’enquête russe, avec plusieurs de ses proches dans le viseur du procureur spécial Robert Mueller, et une Chambre des représentants – maintenant sous contrôle démocrate – à l’affût.

Prêt à la contre-attaque, le président américain qui nie toute collusion entre Moscou et son équipe de campagne en 2016, a tweeté dès mercredi matin sur “une chasse aux sorcières écoeurante” menée selon lui par “des démocrates vindicatifs”.

Depuis deux mois, cette tentaculaire enquête avait été remisée au second plan en vertu d’une règle du ministère de la Justice, qui impose aux magistrats de se garder de toute inculpation à caractère politique dans les 60 jours précédant une élection.

L’équipe du procureur Mueller s’était donc faite discrète, tout en poursuivant en coulisses les interrogatoires d’anciens proches du président, notamment de son ex-chef de campagne Paul Manafort ou de son ancien avocat Michael Cohen.

Les Américains ayant voté mardi, Robert Mueller peut désormais procéder à de nouvelles inculpations.

Selon la presse américaine, plusieurs proches du président sont dans son viseur, à commencer par son fils Donald Trump Junior, soupçonné d’avoir menti au FBI, et son ancien conseiller politique Roger Stone.

Le procureur, véritable bête noire du locataire de la Maison Blanche, devrait aussi augmenter les pressions pour obtenir des réponses du président lui-même.

Donald Trump est soupçonné d’avoir tenté d’entraver l’enquête en limogeant en mai 2017 le chef du FBI James Comey qui supervisait jusque-là l’enquête sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016.

Le tollé créé par ce limogeage avait entraîné la nomination du procureur spécial Robert Mueller qui, en un an et demi, a inculpé plus de trente personnes ou entités américaines et russes.

Les avocats du président Trump ont fait savoir qu’ils s’opposeraient à tout interrogatoire de leur client, qu’ils jugent contraire à la Constitution. Ils sont prêts à saisir la Cour suprême pour faire valoir leur position, a déclaré en août l’un de ses défenseurs, Rudy Giuliani.

– “Couper les jambes” –

Le fait que les élections soient passées pourrait avoir un autre impact sur le travail de Robert Mueller: il risque de changer de supérieur hiérarchique et pourrait perdre les garants de son indépendance.

Donald Trump a en effet manifesté à plusieurs reprises son irritation face à son ministre de la Justice Jeff Sessions qui, en se récusant dans cette enquête, a délégué son autorité sur le procureur spécial à son adjoint Rod Rosenstein.

“Plutôt que de risquer un retour de flamme en virant Robert Mueller, Donald Trump pourrait limoger Jeff Sessions et le remplacer par un laquais”, craignait dès octobre le parlementaire démocrate Adam Schiff sur la chaîne MSNBC. Le nouveau ministre n’aurait alors “qu’à lui couper les jambes en privé sans avoir à le limoger”, ajoutait-il.

Il pourrait aussi remplacer Rod Rosenstein, également en délicatesse avec le président pour avoir validé certains actes de l’enquête du procureur Mueller.

L’enquête russe dispose toutefois d’un nouveau filet de protection avec la victoire des démocrates à la Chambre des représentants.

Désormais en mesure de déclencher des enquêtes parlementaires sur tous les sujets de leur choix, les élus démocrates de la Chambre pourront notamment convoquer des témoins ou réclamer des documents si le procureur Mueller était empêché de le faire.

L’opposition peut également profiter de sa majorité pour lancer une procédure de destitution du président Trump. Cette hypothèse n’a pas les faveurs des cadres du parti mais la jeune garde élue mardi pourraient outrepasser leurs consignes.

Si une telle procédure était lancée, elle aurait peu de chances d’aboutir au Sénat, où les républicains restent majoritaires, mais elle assombrirait considérablement la fin de la présidence du milliardaire new-yorkais et sa campagne pour sa réélection.

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