Ariane Seguillon cash sur ses troubles alimentaires : “Je me suicidais par la nourriture…”

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Le 9 mars prochain, le premier livre d’Ariane Seguillon sera disponible à la vente. Intitulé La Grosse, elle y raconte sa lutte contre la boulimie. Une maladie qu’elle a longtemps tenté de garder secrète. Mais la comédienne de Demain nous appartient veut désormais libérer sa parole.

Depuis l’annonce de la sortie de son livre, Ariane Seguillon fait ainsi la tournée des médias pour se confier sur le sujet. Lors d’une interview pour Télé 7 jours parue ce lundi 28 février 2022, elle est notamment revenue sur les raisons qui l’ont poussé à se réfugier dans la nourriture. “Cette maladie a débuté quand mon frère est tombé gravement malade. Je me suicidais par la nourriture“, a-t-elle déclaré désormais très lucide sur sa condition. Car pendant des années, l’actrice de 54 ans était dans le déni le plus total. “Il fallait d’abord accepter la situation : c’est le début de la guérison“, souligne-t-elle.

Le déclic pour aller mieux, Ariane Seguillon l’a eu lorsqu’elle s’est retrouvée à mentir à son fils Dorian (du groupe electro Ofenbach). “J’ai soutenu qu’une quantité invraisemblable de gâteaux avait mystérieusement disparu du placard. Je m’étais pourtant juré de ne jamais mentir à mon fils…“, a-t-elle reconnu pour nos confrères.

Je pensais que vous étiez encore jolie…

Cette honte qu’elle ressentait à l’époque et son mal-être étaient en grande partie dû à la grossophobie dont elle était victime. Un fléau encore beaucoup trop présent en France. Ariane Seguillon s’est même souvenue d’une expérience très traumatisante. “Un jour, une directrice de casting, me voyant arriver à l’audition, m’a dit : ‘je suis désolée Ariane, je pensais que vous étiez encore jolie… donc c’est non.’ Je suis repartie, tête baissée. C’était tellement blessant que je n’ai pas su quoi lui répondre“, a-t-elle rapporté.

Ariane Seguillon a plus tard eu recours à une sleeve pour l’aider à perdre du poids. Mais même encore aujourd’hui, elle est marquée par son ancien physique qui lui a fait défaut. “J’ai encore du mal à me voir comme je suis. Je demande toujours deux tailles au-dessus de la mienne aux vendeuses dans les magasins“, explique-t-elle.

En écrivant ce livre au titre choc, La Grosse, elle espère alors sensibiliser sur le sujet. “C’est le nom dont j’ai été affublée pendant des années. La grossophobie est terrible en France. C’est un peu comme si on normalisait la souffrance des gens en surpoids…“, regrette-t-elle.