Avant la rencontre des syndicats avec Macron, un nouveau policier grièvement blessé

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Un policier a été gravement blessé après avoir été renversé par une voiture lors d’un contrôle dans la nuit de mardi à mercredi dans l’Essonne, nouvel incident d’une série de violences visant les forces de l’ordre à la veille d’une rencontre des syndicats avec Emmanuel Macron.

Le brigadier, âgé de 40 ans, a été hospitalisé avec un “pronostic vital engagé”, ont indiqué des sources policières à l’AFP. Il souffre d’une fracture à la jambe et d’un traumatisme crânien.

Les faits se sont produits vers 1H30 à Savigny-sur-Orge. Un équipage de la Brigade anti-criminalité (BAC) s’est approché pour contrôler la voiture, une Peugeot “volée”, ont ajouté ces sources. Mais le conducteur a redémarré et renversé le fonctionnaire.

Ce brigadier “très expérimenté” a “vingt ans de police sur le département, tout dans la Bac nuit”, a précisé l’une de ces sources.

Le conducteur, qui a été identifié par les policiers, est en fuite. Lors du contrôle, “il y avait trois individus à pied autour du véhicule” qui ont eux aussi pris la fuite sans être interpellés, selon une source policière.

“Tous les moyens sont mis en œuvre pour retrouver l’auteur”, a écrit sur Twitter le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, en apportant son “soutien” au fonctionnaire blessé.

Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a lui aussi témoigné son “soutien total aux forces de l’ordre et à leurs proches”. “Avocat j’ai défendu des policiers touchés dans leur chair et des familles révoltées par ces situations inacceptables”, a-t-il écrit sur Twitter, “le ministère de la Justice sera toujours à leurs côtés”.

“Une fois encore, un de nos collègues a été sauvagement agressé par un individu qui lui a foncé dessus”, a de son côté dénoncé auprès de l’AFP Frédéric Lagache, délégué général d’Alliance.

– “18 policiers blessés tous les jours” –

Le syndicat a appelé à un rassemblement de soutien devant le commissariat de Juvisy à 19H30 mercredi.

“Une fois de plus, une fois de trop, ça suffit”, a aussi déclaré Frédéric de Oliveira, secrétaire régional du syndicat Unité-SGP. Il y a “une défiance envers l’Etat et ce sont les policiers qui paient”, a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, Alternative-Police a exigé une “réponse pénale ferme et incompressible contre tous ceux qui s’en prennent à un représentant de l’autorité de l’Etat”.

Ces faits surviennent dans un contexte de malaise policier après l’attaque aux mortiers d’artifice du commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) le week-end dernier et l’agression par balles de deux policiers à Herblay (Val-d’Oise) la semaine dernière.

Les syndicats de police ont été réunis mardi soir en visioconférence par le ministre de l’Intérieur, qui leur a détaillé plusieurs mesures pour améliorer leurs conditions de travail, dont la création d’une prime de nuit pour les “nuiteux”, les 22.000 policiers travaillant de nuit, et des mesures sur le déroulement de carrière.

Jeudi, les syndicats doivent cette fois être reçus par le chef de l’Etat. Une rencontre qu’ils réclamaient de longue date et où doit notamment être évoquée, selon le ministère, leur “protection”.

“On ne peut pas accepter que tous les jours on comptabilise plus de 18 blessés chez les policiers. Tout cela doit cesser”, a poursuivi Frédéric Lagache en appelant à des annonces “concrètes” de la part du président. “Sinon la peur risque de contaminer le gouvernement”, a-t-il dit.

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