Barack Obama élèvera la voix si «idéaux et valeurs» américains sont menacés

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Le président américain Barack Obama a affirmé dimanche que son successeur Donald Trump ne devait pas être critiqué afin de pouvoir s’installer dans ses fonctions, mais a laissé entendre qu’il reprendrait la parole si les valeurs américaines étaient menacées.

«Je veux être respectueux de la fonction (présidentielle) et laisser au président élu l’opportunité de constituer son équipe et mettre en place sa politique sans que quelqu’un s’exprime sans arrêt», mais si quelque chose est contraire à nos «idéaux et valeurs, et que j’estime nécessaire de les défendre, alors j’examinerai la situation», a déclaré M. Obama.

«Peu optimiste» sur l’avenir immédiat de la Syrie

Par ailleurs, Barack Obama s’est dit «peu optimiste» sur l’avenir immédiat de la Syrie, alors que les quartiers rebelles de la grande ville syrienne d’Alep subissent d’intenses bombardements du régime et de son allié russe.

«Je suis peu optimiste sur l’avenir immédiat de la Syrie. Une fois que la Russie et l’Iran ont pris la décision de soutenir (le président syrien Bachar al-) Assad dans sa campagne aérienne brutale (…) il était difficile de voir une façon pour l’opposition, même entraînée et modérée, de maintenir sa position très longtemps», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Lima, lors du sommet de l’Organisation de coopération économique Asie-Pacifique (Apec).

Barack Obama a demandé dimanche à son homologue russe Vladimir Poutine des efforts accrus pour limiter les violences et la souffrance des populations en Syrie, lors d’un entretien informel à Lima, a indiqué à l’AFP une source de la Maison-Blanche.

Il s’agit de leur première rencontre depuis l’élection du républicain populiste Donald Trump à la présidence des États-Unis.

La veille, Washington avait mis en garde Damas et Moscou face à l’escalade des violences dans la ville d’Alep, divisée entre quartiers gouvernementaux et quartiers tenus par les rebelles.

Les dirigeants des 21 pays de la zone Asie-Pacifique se sont retrouvés ce week-end à Lima pour évoquer les défis de l’économie mondiale.

Les relations entre la Russie et les États-Unis sont à un niveau historiquement bas depuis la fin de la Guerre froide, en raison notamment de leur opposition sur le conflit syrien et la crise ukrainienne.

Source : AFP

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