Barbara Pravi (Eurovision) : Violence conjugale, avortement “terrible”, maaitance… récit de sa sordide relation passée

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Sélectionnée pour porter les couleurs tricolores au concours de l’Eurovision, qui se tient aux Pays-Bas après son annulation l’an dernier pour cause de pandémie, Barbara Pravi se produira au son de sa chanson intitulée Voilà. La jeune femme âgée de 28 ans a fait du chemin avant d’arriver là où elle en est. Elle a essuyé les mauvais coups de la vie avant de trouver le bonheur.

Longuement interrogée par Sophie Davant pour son magazine S, Barbara Pravi a évoqué avec franchise un trait de caractère qui lui colle à la peau : la détermination. Une force à réussir ce qu’elle entreprend qui lui vient de l’adolescence et d’expériences de vie particulièrement dures. “A 17 ans, j’ai tout connu. La violence conjugale, un avortement dans des conditions terribles… Mais je n’ai pas compris tout de suite que j’étais victime de maltraitance, car je ne cessais de retourner vers cet homme qui m’aimait mal et que je croyais aimer (…) Cela a quand même duré deux ans [elle a fini par déposer une main courante, NDLR]. Le rapport à mon corps, mon avortement… J’ai compris qu’il fallait que je m’aime“, a-t-elle confié.

Barbara Pravi, qui s’est lancée dans la musique sans le soutien véritable de ses parents après des études supérieures et un petit boulot pour être indépendante, a appris de ce que lui avait réservé la vie dans sa jeunesse. “Je me suis mis des barrières pour ne plus m’orienter vers des situations difficiles. J’ai fini par accepter que je suis quelqu’un de précieux, et cela m’a sauvé la vie“, ajoute-t-elle.

Armée de sa force de caractère, la chanteuse régulièrement comparée à Edith Piaf admet vouloir avoir le contrôle aussi bien dans sa vie que dans sa carrière. Elle n’hésite plus à dire non quand quelque chose ne lui convient pas, comme par exemple quant elle refuse à son label une chanson calibrée spécialement pour les radios… Ce qui ne l’empêche pas d’avoir envie de gagner l’Eurovision mais sans pression. “Mon objectif n’est pas d’être connue pour être connue. Je veux que les gens soient sensibilisés à mes mots“, ajoute-t-elle.

S, le magazine de Sophie Davant, édition du 20 mai 2021.