Bernard Tapie “refusait la morphine” : Franz-Olivier Giesbert et Jean-Louis Borloo racontent ses derniers

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un double cancer de l’estomac et de l’oesophage. Sur le plateau de C à Vous ce lundi 4 octobre, Franz-Olivier Giesbert a rendu hommage à l’ancien patron de l’Olympique de Marseille. Auteur de Bernard Tapie, Leçons de vie, de mort et d’amour (Ed. Les Presses de la Cité) le journaliste de 72 ans a raconté les derniers jours de Bernard Tapie, avec Jean-Louis Borloo, également présent sur le plateau.

“Il ne voulait pas d’anti-douleurs et refusait la morphine”, a expliqué l’ancien ministre de l’Economie et bon ami de Bernard Tapie. Hospitalisé mercredi dernier, Bernard Tapie a bien voulu suivre un certain nombres de traitements. Jean-Louis Borloo a révélé qu’un véritable bras de fer a eu lieu entre l’homme d’affaires et l’équipe de médecins qui a doublé d’efforts. “Une heure durant, de pédagogie et de tendresse pour le persuader parce que c’est lui qui décidait”, a lancé l’époux de Béatrice Schonberg face à Anne-Elisabeth Lemoine.

“Il souffrait et ce qui est incroyable quand il souffrait c’est que, de temps en temps, on l’entendait râler et on savait que c’était un élancement de douleur. Mais il ne disait rien. Il ne se plaignait pas“, a déclaré l’éditorialiste, apparemment très admiratif du courage de son ami défunt, qui se sera battu jusqu’au bout.

Malgré la maladie, Bernard Tapie restait positif et continuait de planifier les choses et les projets. “Il voulait jouer Jean Valjean sur scène l’année dernière et se fixait des dates. Il voulait aussi le résultat du procès le 6 octobre et la confirmation de la relaxe qu’il a eu. Mais il ne l’aura jamais. Il est mort innocent”, a conclu le journaliste de 72 ans. Bernard Tapie sera inhumé ce vendredi 8 octobre à Marseille, sa ville de coeur.