Biden accueille le Premier ministre israélien au lendemain de l’attentat de Kaboul

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Joe Biden a reçu vendredi à la Maison Blanche le Premier ministre israélien Naftali Bennett, au lendemain de l’attentat meurtrier à l’aéroport de Kaboul qui avait forcé les deux dirigeants à reporter leur entrevue, et jeté une ombre sur l’opération séduction déployée par Israël.

“Mes pensées, et nos pensées à tous, vont à ceux que nous avons perdus”, a déclaré à l’issue de la rencontre le président des Etats-Unis, en référence aux soldats américains tués dans l’attaque.

Après avoir présenté ses condoléances, M. Bennett a déclaré avoir “amené avec (lui) de Jérusalem un nouvel esprit de bonne volonté”.

Le dirigeant israélien espère donner un nouveau départ aux relations avec les Etats-Unis, alors que Benjamin Netanyahu, pendant ses 15 ans au pouvoir, s’était rangé du côté républicain et avait contrarié les démocrates.

Pourtant, lors de sa première visite officielle à l’étranger, Naftali Bennett s’est montré fidèle à nombre des positions intransigeantes de son prédécesseur.

Citant l’Etat Islamique, le Hezbollah, le Jihad islamique ou le Hamas, le Premier ministre a affirmé qu’il s’agissait d’autant de raisons pour lesquelles “Israël doit toujours être beaucoup plus fort… que tous nos ennemis réunis.”

Sur plusieurs points-clés, les positions de M. Bennett sont restées en opposition avec celles de la Maison Blanche.

Le Premier ministre a été porté au pouvoir en juin par une coalition idéologiquement divisée, et dans laquelle son parti à la réputation belliciste ne tient qu’une poignée de sièges.

Le dirigeant israélien a notamment affirmé vouloir continuer à construire des colonies, et s’est dit contre un Etat palestinien dans les territoires occupés par l’Etat hébreu depuis 1967.

– Différences d’opinions –

Israël s’oppose aussi farouchement au projet de Biden de revenir dans l’accord aujourd’hui moribond sur le nucléaire iranien de 2015, dont l’ancien président Donald Trump s’était retiré.

Joe Biden a promis que les Etats-Unis s’engageaient à s’assurer que “l’Iran ne développerait jamais une arme nucléaire, mais nous privilégions la diplomatie et voyons où cela nous mène. Mais si la diplomatie échoue, nous sommes prêts à nous tourner vers d’autres options”.

Dans le Bureau ovale, le Premier ministre israélien a affirmé que l’attentat de Kaboul démontrait le danger potentiel que représenterait l’Iran doté de l’arme nucléaire.

“Ces derniers jours montrent ce à quoi le monde ressemblerait si un régime islamique radical possédait l’arme nucléaire.”

Après avoir affirmé que les Etats-Unis avaient un “engagement indéfectible” à l’égard de la sécurité de l’Etat hébreu, le président américain a, dans une allusion à leurs différences d’opinions, déclaré qu’ils allaient “aussi discuter des moyens de faire progresser la paix, la sécurité et la prospérité pour les Israéliens et les Palestiniens”.