Bleues: confirmer pour continuer à vibrer

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La ferveur ne demande qu’à être entretenue : l’équipe de France féminine peut faire un grand pas vers les 8e de finale de “son” Mondial-2019, voire se qualifier, contre la Norvège, privée du Ballon d’Or Ada Hegerberg, ce mercredi (21h00) à Nice, dans un stade encore “à guichets fermés”.

La barre des 45.261 spectateurs, atteinte au Parc des Princes lors de la victoire contre la Corée du Sud (4-0) en match d’ouverture, ne pourra être battue mercredi. La faute à une capacité moindre, autour des 35.000 places, dans l’enceinte niçoise.

Mais comme à Paris, le choc contre la Norvège sera à nouveau “à guichets fermés”, les 6000 derniers billets s’étant vendus comme des petits pains. Signe que l’engouement autour des Bleues, qui ont attiré vendredi près de 11 millions de téléspectateurs, ne demande qu’à se poursuivre.

“Je trouve que c’est bien ! Même si certains se réveillent tardivement, l’idée c’est de se réveiller”, a apprécié la sélectionneuse Corinne Diacre, mardi.

Les coéquipières d’Amandine Henry doivent confirmer leur belle entrée en matière contre les Scandinaves, qui ont également débuté leur compétition par une victoire contre le Nigeria (3-0).

Un succès combiné à un nul dans l’autre match du groupe, Nigeria-Corée du Sud, qualifierait les Françaises pour le deuxième tour. Une victoire seule les en approcherait.

– “Repartir sur le même onze” –

Mais avec quel onze de départ ? Wendie Renard et Eugénie Le Sommer, auteures de trois des quatre buts, n’ont pas pu s’entraîner de manière optimale ces derniers jours en raison d’une gêne musculaire.

“Les joueuses ont été ménagées, tout simplement”, a assuré Corinne Diacre, laissant entendre que ses deux cadres pourront jouer sans problème.

Pilier de la défense française, Renard (1,87 m) reste surtout une arme de destruction massive sur coups de pied arrêtés, à l’image de ses deux buts de la tête contre la Corée du Sud.

Pour y faire face, les Norvégiennes ont fait appel à un membre du staff… mesurant près de deux mètres à l’entraînement !

Une mission vouée à l’échec ? “On fait du mieux possible, parce que c’est compliqué ! Au-delà d’être grande, il faut savoir aussi qu’elle a un très bon +timing+”, a confié lundi sa coéquipière Julie Debever, qui la marque souvent dans les oppositions à l’entraînement.

Avec notamment la réintégration de Valérie Gauvin, l’attaquante habituelle des Bleues écartée au dernier moment au profit de Kadidiatou Diani, Corinne Diacre sera-t-elle amenée à chambouler l’équipe qui a triomphé lors du match d’ouverture ?

“Le onze de départ contre la Corée m’a donné satisfaction, donc, logiquement, on devrait repartir sur le même onze”, a annoncé la sélectionneuse. Contre une équipe de Norvège privée de sa star Ada Hegerberg.

– Sans Hegerberg –

Premier Ballon d’Or féminin de l’histoire, Hegerberg (23 ans) s’est mise en retrait de l’équipe nationale après le fiasco de l’Euro-2017 où les Scandinaves avaient été éliminées dès le premier tour, sans un seul point ni but marqués.

Son absence, un avantage de poids pour les Bleues ? “C’est vrai que c’est une très grande joueuse. J’ai la chance de m’entraîner avec elle au quotidien. C’est un plus pour nous, on ne va se plaindre”, a déclaré la latérale française Amel Majri, coéquipière de Hegerberg à Lyon.

Même sans sa “serial buteuse”, la Norvège, arrivée première de son groupe de qualification devant les Pays-Bas, pourtant champions d’Europe en titre, reste une équipe qui a beaucoup d’atouts.

De l’avis unanime des joueuses de l’équipe de France, le danger N.1 à surveiller sera Caroline Graham Hansen, ailière supersonique qui vient de rejoindre le FC Barcelone.

“C’est une joueuse qui va assez vite, qui garde le ballon près du pied, qui a un crochet assez court. Elle est assez adroite devant le but, et possède une qualité sur coup de pied arrêté assez intéressante”, prévient Majri, qui l’a déjà affrontée en Ligue des champions.

“Il faut faire attention à ne pas être trop obnubilée par elle et délaisser les autres joueuses”, a-t-elle ajouté.

“C’est un deuxième match de poule, où il faudra montrer autant de sérieux que ce que l’on a fait contre la Corée, a renchéri Corinne Diacre. Maintenant, si on mène 3-0 à la mi-temps, cela m’ira très bien”. Le scénario rêvé des supporters français.