Bleus: Kimpembe, le “Général” assure la relève

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Sacré au Mondial-2018 comme remplaçant, le “Général” Presnel Kimpembe a débuté l’Euro fort d’un statut de cadre de l’intraitable défense des Bleus, avec un jeu “plus simple” et plus rassurant pour le sélectionneur qui a trouvé un successeur à Samuel Umtiti.

Après le succès initial mardi contre l’Allemagne (1-0), Didier Deschamps a relié la solidité de son arrière-garde au fait que ses quatre piliers étaient “les mêmes” qu’en Russie il y a trois ans. Avant de se reprendre: “J’ai dit une petite erreur en disant que +Kim+ était là pour la Coupe du monde, c’était +Sam+.”

Anecdotique, cet épisode n’en révèle pas moins à quel point le Parisien de 25 ans s’est imposé dans l’esprit du sélectionneur ces derniers mois. A Munich, il a ainsi enchaîné un quatrième match d’affilée comme titulaire.

En équipe de France comme en club, Kimpembe n’a pourtant pas toujours rimé avec sérénité. Mais le “Titi” du PSG a su apprendre de ses erreurs et encaisser les critiques, même lorsqu’elles venaient de haut.

En octobre 2018, Deschamps l’avait par exemple sermonné publiquement pour avoir tardé à dégager un ballon relativement anodin, sur lequel s’étaient jetés les Islandais pour marquer (2-2), en amical à Guingamp.

– “Jouer plus simple” –

“J’ai beaucoup échangé avec le coach ici qui m’a dit de jouer plus simple, de prendre mon profil de vrai défenseur”, rappelait-il récemment en conférence de presse, assurant avoir progressé dans “la concentration et la maturité”, grâce notamment aux joutes disputées en Ligue des champions.

Mardi, celui qui est surnommé “Général” chez les Bleus a largement tenu la baraque durant 90 minutes malgré les assauts parfois brutaux de la Mannschaft.

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Le quotidien sportif L’Equipe l’a trouvé “très concentré, intense dans le duel, lucide sur les moments où il devait sortir” et auteur de multiples dégagements “par un placement très juste”. “A part une relance ratée, heureusement sauvée par Kanté, et une action où il oublie Gnabry, il n’a pas raté son deuxième match dans un grand tournoi”, a écrit Le Parisien.

Le premier, c’était celui des “coiffeurs” (surnom des remplaçants) terminé sur un fade 0-0 contre le Danemark en conclusion du premier tour de la Coupe du monde russe. Le reste du tournoi, il l’a passé sur le banc à regarder Umtiti régaler les Bleus.

“Même si comme tout le monde j’aurais aimé faire davantage, ça m’a appris à grandir, ça a forgé encore plus le mental que j’ai déjà”, a-t-il raconté à l’AFP durant la préparation à l’Euro.

Être devenu titulaire ne change pas son quotidien, assure-t-il néanmoins. “J’aborde les compétitions de la même façon. Ce qui a fait la différence, c’est que j’ai pris en expérience, en maturité, il faut prendre de la bouteille, comme me disait (l’ancien entraîneur parisien) Laurent Blanc”, disait-il récemment à la presse.

– Complémentaire avec Varane –

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Chez les Bleus, le défenseur central aux 18 sélections (dont 14 comme titulaire) n’est plus seulement l’ambianceur en chef, à l’humeur toujours égale qui a séduit ses partenaires en dehors du terrain. Sur le rectangle vert, il fait maintenant partie des meubles.

“Avec Presnel, on a des qualités complémentaires, on parle beaucoup, avant le match, à la mi-temps, sur le terrain, pour savoir qui est en couverture, au marquage. Plus on joue ensemble, plus on a d’automatismes… On se motive l’un l’autre”, a décrit mercredi Raphaël Varane, son binôme de la défense centrale.

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Sur sa gauche, “Presko” peut également compter sur une relation de confiance avec Lucas Hernandez, débutée chez les Espoirs en 2016.

“Presnel c’est un très grand joueur, je le connais depuis longtemps”, a expliqué jeudi le latéral du Bayern Munich. “Sur le terrain il m’aide beaucoup, il me donne des conseils sur quand je dois sortir ou rester. On a une très bonne complémentarité et j’espère que ça va continuer comme ça.”