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Bras de fer Philippe-Macron autour du futur ministre de l’Intérieur

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Bras de fer Philippe-Macron autour du futur ministre de l’Intérieur

La question du remplaçant de Gérard Collomb fait l’objet d’un rapport de force entre le Président et son Premier ministre. Le chef de l’Etat ne dispose pas de prétendants solides.

Emmanuel Macron “assume”. Pour former son prochain gouvernement, le chef de l’Etat a fait savoir qu’il prendrait son temps. Les entrevues avec le Premier ministre Edouard Philippe n’ont pas mené à un accord sur les futurs membres de l’équipe gouvernementale. Y aurait-il des tensions entre les deux hommes? “Pas la moindre moitié de feuille de papier à cigarettes”, a assuré Edouard Philippe mercredi à l’Assemblée.

Pourtant, force est de constater que le nouveau gouvernement tarde à se faire connaître. En cause, selon L’Opinion: le choix du remplaçant de Gérard Collomb au ministère de l’Intérieur. Edouard Philippe, qui apparaît depuis quelques semaines comme un gage de stabilité dans la tempête politique traversée par Emmanuel Macron, souhaite profiter de l’occasion pour imposer ses vues. 

Pour la place Beauvau, il aurait proposé un duo formé par Gérald Darmanin assisté de Frédéric Péchenard à un secrétariat d’Etat. Mais tous deux sont étiquetés à droite – Gérald Darmanin est issu de LR et l’ancien policier en chef est un proche de Nicolas Sarkozy. Le choix déplaît à l’aile gauche d’En Marche, qui soupçonne Edouard Philippe de placer des amis pour gagner en influence. Un conseiller cité par L’Opinion rappelle que le ministre de l’Intérieur “est aussi le ministère des élections et du redécoupage la carte électorale”. Un poste hautement stratégique, qu’il convient de confier à un ou des hommes de confiance du chef de l’Etat – et pas à des proches du Premier ministre. 

Où sont les hommes (de gauche)?

Mais à qui? C’est toute la question. Car Emmanuel Macron ne dispose pas pour autant d’une liste fournie de prétendants au poste. Christophe Castaner a longtemps fait connaître son intérêt pour la place Beauvau. Mais lui confier engendrerait un autre problème, celui de son remplacement à la tête d’En Marche. Par ailleurs, il serait mal vu de l’aile droite de Matignon, qui le soupçonne d’avoir véhiculé une image négative de la limitation à 80 km/h sur les routes départementales – un projet piloté par le Premier ministre. Un temps donné comme futur locataire de Beauvau, l’intéressé a démenti sur Twitter avoir même été sollicité.

Autre possible prétendant, Jean-Yves Le Drian: mais l’actuel ministre des Affaires étrangères a refusé le poste. Mathieu Klein, président PS du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, a décliné également. Un macroniste se désole dans L’Opinion: “C’est affolant: la droite est capable de sortir des mecs jeunes (…) nous on n’a que des vieux!”. Un autre reconnaît dans Le Figaro que les seules figures solides politiquement évoquées jusqu’ici sont issues des rangs de la droite. Les juppéistes ne sont pas en reste 

Voilà qui tombe mal pour Emmanuel Macron: après une première année à répondre aux accusations de mener une politique de droite, le chef de l’Etat aimerait donner des gages à sa gauche. Le nom de la vallsiste Juliette Méadel est d’ailleurs cité pour s’occuper au gouvernement du Service national universel. Mais pour Beauvau, les noms manquent. Reste à voir qui d’Edouard Philippe ou d’Emmanuel Macron sortira vainqueur du bras de fer. 

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