Brigitte Lahaie à propos des violences sexuelles : “On peut jouir d’un viol”

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Invitée à débattre du féminisme sur le plateau de BFM TV, Caroline De Haas et Brigitte Lahaie ont livré leurs opinions très tranchées après la parution de leurs tribunes.

Après avoir signé des tribunes respectives autour des violences sexuelles, Caroline De Haas et Brigitte Lahaie s’affrontent dans un long débat autour des violences faites aux femmes. La militante féministe et l’actrice se sont fait face sur le plateau de BFM TV mercredi 10 janvier, évoquant leur opinion sur le féminisme et les violences faites aux femmes. Un sujet remis sur le devant de la scène la tribune parue dans Le Monde dans laquelle des femmes défendent “une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle”. Une tribune à laquelle Caroline de Haas et une trentaine d’autres signataires ont répondu le lendemain.

Sur le plateau de BFM TV, Brigitte Lahaie n’a pas démordu. “Il faut redonner aux femmes la puissance de leur corps et cette capacité à jouir, explique l’ex-star du X, qui tenait une chronique consacrée au sexe sur RMC. Vous pensez que, si une femme ne jouit pas, c’est de la faute de son mec ?” Ce à quoi Caroline De Haas lui demande “comment on fait pour redonner aux femmes la puissance de leur corps et le plaisir”.

Débat sur la jouissance

“Il y a un truc très simple : arrêter les violences, affirme la militante. Les violences empêchent la jouissance.” Ce à quoi Brigitte Lahaie lui rétorque que, non, car “on peut jouir lors d’un viol”. Ce qui a laissé son interlocutrice bouche bée. “Cette journée se termine donc par un échange sur @BFMTV dans lequel une signataire de la tribune du Monde me dit : ‘vous savez, on peut jouir lors d’un viol’. J’ai plus de mots. #BalanceTonPorc”, a tweeté Caroline De Haas, elle-même victime de viol, à sa sortie de plateau.

Des femmes défendent “le droit d’importuner”

Après l’épisode de #balancetonporc, un collectif de 100 femmes, dont Catherine Millet, Ingrid Caven et Catherine Deneuve, affirme dans une tribune parue mardi 9 janvier son rejet d’un certain féminisme qui exprime une “haine des hommes”. “La drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste”, peut-on lire.

Le lendemain, Caroline De Haas rédige une réponse signée par une trentaine de militants et militantes féministes et parue sur franceinfo. Elle estiment que “les signataires (ndlr : de la tribune publiée dans Le Monde) mélangent délibérément un rapport de séduction, basé sur le respect et le plaisir, avec une violence”.