C à vous : Un chroniqueur battu durant son enfance, son bouleversant témoignage

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C’est un témoignage bouleversant que les téléspectateurs de France 2 ont pu découvrir dans La Maison des maternelles, ce lundi 8 novembre 2021. Le chroniqueur de C à vous (France 5) Mohamed Bouhafsi était l’invité d’Agathe Lecaron. Et il est revenu sur les violences qu’il a subies de la part de son papa, durant son enfance.

C’est un projet très personnel que Mohamed Bouhafsi est venu promouvoir dans l’émission de la deuxième chaîne. Le 3 novembre dernier est paru son ouvrage Rêver sous les coups, avec la collaboration de Géraldine Maillet, et paru aux éditions Larousse. Il y raconte que jusqu’à l’âge de 8 ans, il a été un enfant battu. Un sujet sur lequel il est revenu auprès d’Agathe Lecaron.

Le jeune homme de 29 ans a tout d’abord précisé que jusqu’à ses 8 ans, il a grandi avec sa maman qui était en situation irrégulière et son papa qui avait les papiers. Ce dernier était propriétaire d’un café, mais c’est sa mère qui s’occupait de tout. “Lui ne s’occupait de rien et quand il s’occupait de choses, c’était des choses désagréables et violentes“, a-t-il confié.

Ses premiers souvenirs avec son papa, ce sont les coups qu’il donnait quotidiennement à sa mère. Et il a raconté une scène bouleversante : “Chez moi, chez ma mère, ça a été beaucoup de coups jusqu’à l’âge de huit ans. Le premier souvenir que j’ai avec mon père, c’est ma mère rue Saint-Vincent de Paul dans le 10ème arrondissement, qui court, qui a le visage tuméfié, qui est en sang et qui a la tête ouverte. Moi qui me jette sur mon père, en lui disant : ‘Arrête papa, arrête papa’ et moi qui finis dans le crépis avec la tête ouverte. Ça, ça s’est répété à de multiples reprises.

Mohamed Bouhafsi était en effet battu plusieurs fois par semaine par son papa, ce qui l’a souvent mené à l’hôpital. “Il y a un médecin qui a compris, mais c’était devenu presque un jeu (…) C’était de dire : ‘Il faut qu’on évite le chef de service.’ Il y a tellement de turn-over dans les hôpitaux que parfois on voyait des internes et ils disaient : ‘Mais qu’est-ce qu’il se passe ?’ et ma mère disait : ‘C’est un Pierre Richard mon fils, il est très maladroit.’“, a-t-il poursuivi. A l’époque, ils ont en effet tout fait pour que ce qu’il subissait ne se sache pas.

Cette violence, ses demi-frères et soeurs la vivait aussi quotidiennement. “La violence était psychologique“, a précisé le chroniqueur qui est en couple. Il a ensuite fallu se reconstruire, une nouvelle épreuve.