Catherine Laborde “absorbée par la maladie” : images bouleversantes de son témoignage

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Le témoignage de Catherine Laborde dans Sept à Huit (TF1) le 4 octobre 2020 a touché de nombreux téléspectateurs. Audrey Crespo-Mara a rencontré l’ex-star de la météo qui a tiré sa révérence il y a un peu plus de trois ans. La femme, aujourd’hui âgée de 69 ans, se bat contre la maladie à corps de Lewy, mélange de Parkinson et d’Alzheimer. Avec son mari Thomas Stern, elle sort aujourd’hui un livre qui retrace leur combat : Amour malade, quand aimer devient aider.

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Dans ce portrait exceptionnel, Catherine Laborde a évoqué sans détour sa maladie en insistant sur le soutien sans faille de son mari Thomas Stern. Voilà six ans qu’elle lutte et comme elle l’explique, parfois elle va bien, quelques fois ça ne va pas. Catherine Laborde ne cache pas avoir peur du “monstre qui la paralyse“, du mal qui s’aggrave. “Ça m’a projeté en dehors du monde des autres humains“, confie-t-elle.

Se disant “absorbée par la maladie” et ne cachant pas que son état est pénible, Catherine Laborde évoque ses pertes de mémoires : “J’ai oublié ce qu’on a dit une demi-heure plus tôt” lâche-t-elle au cours de l’entretien. Et de poursuivre : “C’est bizarre, on ne sait plus où on est, qui on est. Le symptôme le plus récent c’est que je ne sais plus, lorsque je suis dans le noir, si je suis en haut, en bas. J’ai l’impression d’être dans une sorte de machine, secouée, et je ne sais pas trop où je suis. C’est un état d’esprit qui est là aussi, accentué par la peur, et que je connais depuis peu de temps. “

Des images qui fendent le coeur

Puis, elle révèle “perdre l’équilibre souvent“, “trébucher” aussi. “Je ressens un désespoir total comme un enfant qui a perdu (…) Comme une personne qui n’a plus de lien avec l’extérieur“, explique-t-elle. Puis, perdue semble-t-il dans ses pensées, elle s’interrompt : “A chaque fois que je veux vous dire quelque chose qui me tient à coeur, ça m’échappe.” Des images qui fendent le coeur.

Catherine Laborde a une conscience folle de l’évolution de sa maladie. Si elle reconnaît ses proches, elle avoue ne pas savoir qui est dans la pièce, qui est sorti ou qui y rentre. Heureusement, son époux et ses filles l’accompagnent toujours, “c’est une sécurité” dont elle a besoin. “Mon mari m’aide comme quand je n’étais pas malade, c’est à dire en amoureux, en amant, mais ce n’est pas toujours facile. Comment est-ce qu’il peut m’aider le mieux ? C’est en m’aimant, plutôt qu’en m’aidant, mais c’est compliqué“, poursuit-elle. Touchante, Catherine Laborde conclut : “Je regrette. J’aimerais l’entraîner encore pour aller faire des balades. Il y a un temps qui est terminé et avant de vivre cette maladie, je ne le savais pas. Je fais avec.