Cauet : La façon brutale dont il a appris le décès de sa maman

0
133

Souriant, drôle… Deux adjectifs qui qualifient parfaitement Cauet. Mais derrière ce sourire et cette joie de vivre se cachent de véritables blessures d’enfance. Des fêlures sur lesquelles il est revenu à l’occasion de son interview pour Sept à huit, diffusée dimanche 10 mars 2019, sur TF1.

À lire aussi

Petit, l’animateur de 46 ans a reçu une éducation très stricte de la part de sa maman comme il l’explique au début de son portrait. Un cadre qui s’effondre alors qu’il n’a que 10 ans car sa mère meurt d’un cancer du sein. “On est début 80, donc on ne dépiste pas encore très bien. Il était déjà trop tard. C’est difficile quand vous avez votre maman qui sombre de jour en jour. C’est le processus qui va avec la maladie : les perruques, le lit médicalisé à la maison, le soutien-gorge à prothèse“, explique-t-il, en précisant qu’il n’avait que 8 ans quand il a appris sa maladie.

Cauet évoque ensuite la manière brutale dont il a appris son décès : “C’était une belle journée, je rentre de la piscine. Je vois une agitation à la maison et j’attends. Deux personnes arrivent, ma marraine que j’adorais et une cousine. Elle me dit : ‘Ta maman, tu ne vas pas la revoir tout de suite, elle a dû partir quelque temps.’ Je ne comprends pas très bien et là, la deuxième personne derrière me dit : ‘Ta maman est morte.’ On se dit que ce n’est pas un mot qu’on a envie d’entendre.

Orphelin à 20 ans

Peu de temps après le disparition de sa mère, il a commencé à faire des jingles puis, à l’âge de 14 ans, il a fait ses premiers pas dans un studio radio. Une passion qui a “un peu sauvé son adolescence et [sa] vie“. Essayer de faire rire est devenu son objectif, afin de se faire aimer des autres.

Bien qu’il fasse tout son possible pour tenir le foyer et le rendre heureux, son papa souffre de dépression. Le départ de son fils étudiant à Paris et l’approche de la retraite n’y étaient sans doute pas pour rien. “Il se retrouve seul, parce qu’il n’avait pas refait sa vie. C’était très dur. (…) Il y a des moments où il n’allait pas bien. Vous êtes à la radio et on me dit au téléphone : ‘Ton père te cherche dans la fosse septique parce qu’il croit que tu es mort.’ Vous vous dites que ça va au-delà de la dépression. Et là, c’est compliqué parce que j’ai 18-19 ans et je dois prendre la décision de choisir un hôpital, une maison de repos…“, révèle le papa de Valmont (19 ans) et Ivana (16 ans) qui a dû affronter ce second décès à l’âge de 20 ans.

Son défunt père a fait un arrêt cardiaque, il se retrouve alors orphelin et se rend vraiment compte qu’il est seul. “On se dit que ce n’est pas possible. (…) J’ai pris un uppercut plus violent qu’à 10 ans“, explique-t-il. Le rire et la provocation sont depuis devenus ses armes pour tout affronter.