Cécile de France, son époque grunge : “Je m’habillais dans les poubelles”

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Cécile de France a été éduquée avec l’idée que même sans argent, tout est possible, que la liberté ne s’achète pas, et que la passion que l’on voue à un métier vaut tous les risques.

La star belge a découvert son attirance profonde pour la comédie alors qu’elle n’avait que 6 ans, un souvenir partagé, entre d’autres multiples confidences, dans un long entretien publié par Le Monde le 10 novembre 2019. C’est en récitant une poésie devant sa classe qu’elle a eu le déclic : “Il s’est passé un truc incroyable dont je me souviendrai toute ma vie. J’ai vu les regards stupéfaits, puis éblouis, des autres enfants, j’ai senti leur émotion qui m’a gonflée d’énergie.

Cette prestation, la petite Cécile l’avait soigneusement préparée avec sa maman, âgée d’une vingtaine d’années, qui tenait le café Le Vieux Clocher à Namur, en Belgique, avec son papa. “Le rendez-vous des anards, gauchos, anticapitalistes, antimatérialistes, anticlergé, antibourgeois. Et le QG d’une bande de rêveurs et d’artistes qui voulaient refaire le monde, dont Rémy Belveaux ou Benoît Poelvoorde“, se souvient-elle.

La vie dans une camionnette

Puis elle a intégré une école catholique “tenue par des bonnes soeurs“, la plus proche du café de ses parents, alors qu’ils étaient contre toutes les valeurs enseignées. Une aventure scolaire à contre-courant, alors que tous les autres élèves pensaient qu’elle était “aristo” à cause de son nom. “Quand les pères de mes amies venaient chercher leurs enfants en cravate dans de grosses voitures, le mien se pointait à pied, avec un short, des tongs, la barbe hippie et les cheveux longs. Il est même arrivé plus tard que nous vivions dans une camionnette“, raconte Cécile de France.

Bien décidée à devenir comédienne, quitte à devoir vivre sur la paille, et après avoir songé à entamer des études de droit, la jeune femme part pour Paris. Un choc ! “J’étais malheureuse dans cette ville immense. J’ai gagné ma vie comme jeune fille au pair dans le très chic 16e arrondissement, moi qui étais grunge, m’habillais dans les poubelle et portais les cheveux rouges“, confie-t-elle. Encouragée par son professeur de théâtre, la jeune Belge pensait à l’impossible. À l’époque, elle était en couple avec “un amoureux qui jouait du djembé et faisait la manche”. Cécile de France avoue même avoir été “cracheuse de feu au Quartier latin” !

Une vie de bohème qui n’a pas duré bien longtemps puisque la Belge a rapidement été repérée par l’agent Dominique Besnehard qui l’a prise sous son aile. Tout est allé alors très vite pour celle que l’on a vue dans Mademoiselle de Joncquières avec Edouard Baer en 2018 qui est, depuis le 30 octobre dernier, à l’affiche d’Un monde plus grand de Fabienne Berthaud.

L’intégralité de l’interview de Cécile de France est à découvrir dans l’édition du 10 novembre 2019 du Monde.