“Cette immonde nuit de Noël” : Nicolas Hulot face au suicide de son frère aîné, drame de sa vie

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Il a été l’un des présentateurs les plus populaires du PAF avec ses aventures aux quatre coins du monde, il est devenu une des figures de l’écologie en France, décrochant le poste de ministre, une enquête de L’Ebdo pour des faits de viol remontant à 1997, l’ex-homme politique a vu sa notoriété s’abîmer progressivement, jusqu’à la diffusion, ce 25 novembre 2021 sur France 2, d’un numéro d’Envoyé spécial consacré à sa personne et à de nouvelles accusations d’agressions sexuelles.

La star d’Ushuaïa a beau avoir tenté une nouvelle fois de mettre en place une stratégie de communication de crise en s’exprimant la veille sur BFMTV, l’icône est sérieusement écornée, le parquet de Paris ayant décidé d’ouvrir une enquête. Les faits sont prescrits et il est présumé innocent, mais son image n’est définitivement plus simplement celle d’un séducteur. Pour faire face à cette épreuve, il a décidé de se retirer de la vie publique pour se consacrer à sa famille et ses amis. Un nouveau chapitre s’inscrit dans une existence marquée par la gloire cathodique, la passion pour l’environnement mais aussi par une jeunesse compliquée, au cours de laquelle il a fait face à la mort de son père, puis de son frère.

Son père, Philippe Hulot, a un profil atypique, entre chercheur d’or et créateur de jardins. Sa mère est Monique Moulun, ancienne mère au foyer devenue responsable de maisons de santé. Ensemble ils auront trois enfants, Gonzague, Béatrice et Nicolas Hulot. Ce dernier a 15 ans lorsque son père, séparé de leur maman, meurt d’un cancer. Après ce drame, suivra la disparition tragique de son frère en 1974.

Dans un article de L’Express paru en 2006, on apprend que l’ancien animateur et ministre a 19 ans “lorsqu’il bute sur le corps de son frère, suicidé un soir de réveillon“. Avec sa soeur, Nicolas Hulot est descendu dans la cave pour chercher des chaises, c’est alors qu’il découvre leur aîné, sans vie, “roulé dans un tapis à côté du vieux train électrique“. La famille pensait que Gonzague était parti faire un tour du monde, mais il cachait un profond mal être, entre non-dits et rancoeur. “Nicolas et Béatrice Hulot vont taire sa mort, offrir à une femme abîmée par la vie quelques instants de répit : avec la complicité d’un oncle, ils reportent le drame au lendemain. Champagne, dinde, bûche, ‘cette immonde nuit de Noël’, écrira Nicolas Hulot dans Les Chemins de traverse (Lattès), sauve les apparences“, écrit l’hebdomadaire. “La vie ne vaut pas la peine d’être vécue“, avait écrit leur frère. Une phrase qui hantera Nicolas Hulot et qui expliquerait son goût pour l’aventure et les destinations incroyables, comme une façon de se rappeler que la vie possède ses trésors malgré tout.