Chloé Briot : La chanteuse dévoile les détails sordides de ses agressions sexuelles

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C’est un air d’opéra qui s’est transformé en Sonate des trilles du Diable. En mars 2020, la chanteuse lyrique Chloé Briot a porté plainte pour harcèlement et agressions sexuels contre le baryton qui partageait, avec elle, l’affiche du spectacle L’Inondation de Joël Pommerat. La soprano de 32 ans devait jouer un couple avec son bourreau et devait simuler deux scènes de sexe qui se sont transformées en véritable cauchemar. À onze reprises, elle a cru que les choses changeraient. De septembre 2019 à février 2020, elle a tenu le coup… jusqu’à craquer, pour de bon, dans la revue La Lettre du musicien.

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Les scènes intimes de Chloé Briot et de son partenaire devaient être “très encadrées, de manière à ce qu’il n’y ait pas de dérapage“. “Mais dès les répétitions, mon agresseur suggère devant tout le monde de me défoncer le cul sur la table, se souvient-elle, horrifiée, dans les colonnes du Parisien. Je lui réponds ben non, mais personne ne réagit. Juste avant la première, dans une scène, il se met sur moi, m’écarte les jambes, m’embrasse les pieds. Dans une autre, il me malaxe le sein sous ma nuisette, dans le noir, personne ne voit. Je suis pétrifiée. Mais je me demandais si ce n’était pas moi qui était coincée vu que cela ne choquait personne.

il m’avait pris les fesses et mimé une levrette

Selon les informations du journal quotidien, le ministère de la Culture a estimé en mai que les accusations étaient suffisamment sérieuses pour les signaler au procureur. Une enquête a été ouverte. Chloé Briot, qui refuse de nommer son partenaire, avait déjà collaboré professionnellement avec lui. Si elle ne soupçonnait pas la tournure que prendraient les choses, elle garde toutefois un mauvais souvenir. “En pleine représentation, il m’avait pris les fesses et mimé une levrette, rappelle-t-elle. Cela m’avait mise mal à l’aise, mais je m’étais dit ‘il a pété un plomb’.

Notre client conteste ses accusations

Le spectacle doit tourner jusqu’en 2024. La bonne nouvelle, c’est que Chloé Briot reste à l’affiche… mais pas son agresseur. En guise de réponse, le chanteur a déposé plainte en septembre 2020 pour “dénonciation calomnieuse“, s’appuyant sur les propos de la jeune soprano dans La Lettre du musicien. “Notre client conteste ses accusations, explique Me Anna Branellec, l’une de ses avocates. À ce jour, il n’a été convoqué ni par la police ni par la justice…