Coiffeur, un métier d’avenir ?

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À vous tous, jeunes gens qui ne savez pas trop quoi faire de votre vie face à la crise de l’emploi que nous traversons depuis de trop nombreuses années, la profession de coiffeur pourrait sans doute être un choix payant et le bon plan. Du moins si l’on en croit le célèbre coiffeur Franck Provost qui a dernièrement déclaré au périodique “L’étudiant” que “le métier de la coiffure reste un métier d’avenir”. Il a ensuite rajouté que “le secteur de la coiffure a perdu dix mille jeunes en dix ans” avant de préciser que “nous manquons de candidats et c’est dommage car c’est un métier qui offrira toujours du travail : vous, moi, les stars, le président de République … tout le monde veut se faire coiffer”. Un constat qui semble partagé du côté de L’Oréal dont la directrice générale de la division produits professionnels, Nathalie Roos, déclare que “le métier n’est plus attractif : il y a dix mille jeunes de moins qui entrent dans le métier qu’il y a dix ans”. La célèbre marque de cosmétiques envisage, d’ailleurs, de lancer une nouvelle formation.

Les raisons d’un désamour 

Pour Franck Provost les raisons de cette désaffection sont assez simples à comprendre : “on manque d’apprentis dans la coiffure car notre métier souffre d’un déficit d’image auprès des parents”. Et de reconnaitre, ensuite, que “moi-même, j’aurais déconseillé à ma fille de s’orienter vers les métiers de la coiffure avant le bac. Et il est vrai qu’en France, les parents ont souvent, pour leurs progénitures, des rêves de métiers qualifiés et donc de parcours diplômés de haut niveau. Les métiers plus manuels et artisanaux, dont la coiffure, finissent donc par en souffrir et voir disparaitre leurs professionnels. 

Un nouveau diplôme

Afin de remédier à cette problématique, L’Oréal a donc décidé de lancer sa propre formation. Il s’agira d’un bachelier “coiffure et entreprenariat” qui verra le jour en 2020 dans le quatorzième arrondissement de Paris. Ce ne sont pas moins de 150 places qui seront ouvertes pour un budget de 10 000 euros par an. Comme l’indique le nom de cette nouvelle formation, le but sera de former des jeunes à la coiffure mais également à l’entreprenariat afin de faciliter la gestion des futurs salons de coiffure qui seront ouverts par les jeunes diplômés. Une formation qui promet d’être assez complète puisqu’on y trouvera également une initiation au numérique qui, comme le rappelle Nathalie Roos, “a beaucoup bouleversé la coiffure, ce que personne n’attendait. Les clientes repèrent les tendances sur Instagram, regardent les recommandations sur les salons et prennent rendez-vous sur des plates-formes”.

Et la suite ?

La suite logique de cette formation devrait être l’apparition de nouveaux salons de coiffure sans doute plus modernes et digitalisés et bien gérés par de vrais professionnels de la coiffure. Car on y retrouvera sans conteste possible les peignes, ciseaux ou encore des sèches cheveux pour professionnels, ustensiles classiques de ce type d’établissements et qui ne sont pas prés de disparaitre si l’on en croit Franck Provost. Car la coiffure continuera à se pratiquer avec ces outils irremplaçables.

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