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Colombie: cessez-le-feu avec l’ELN maintenu malgré le meurtre d’un indigène

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Colombie: cessez-le-feu avec l’ELN maintenu malgré le meurtre d’un indigène

Le gouvernement colombien a annoncé lundi qu’il maintenait le cessez-le-feu historique signé avec l’ELN en dépit de sa première violation par cette guérilla, qui a admis sa responsabilité dans le meurtre d’un leader indigène la semaine dernière.

“Aucun incident en soi ne sera la cause de la rupture unilatérale et automatique du cessez-le-feu”, a indiqué le Haut commissariat pour la paix dans un communiqué.

Il s’agit toutefois d’un “incident grave” qui va être examiné par la mission de vérification du cessez-le-feu, composée de l’ONU, des deux parties en pourparlers de paix depuis février, et de l’Eglise catholique.

“La session des pourparlers évaluera toute l’information objective qu’elle reçoit afin que soient prises des décisions adéquates à la continuité du cessez-le-feu”, en vigueur depuis le 1er octobre et jusqu’au 9 janvier, a ajouté le gouvernement.

Dernière guérilla active de Colombie, l’Armée de libération nationale (ELN, guévariste) a admis avoir tué le gouverneur d’une communauté indigène, Aulio Isarama Forastero, mercredi dernier dans le département du Choco (nord-ouest).

Dans un communiqué diffusé dimanche, la rébellion a précisé qu’elle avait retenu ce leader indigène pour enquêter sur son implication présumée dans des actions d'”intelligence militaire”.

Il a été tué quand il a refusé de suivre les guérilleros et s’est jeté sur l’un d’entre eux, avec “l’issue tragique connue”, a ajouté le Front de guerre occidental Omar Gomez de l’ELN, qui opère dans la zone.

Le meurtre d’Aulio Isarama Forastero constitue la première violation du premier cessez-le-feu bilatéral de l’histoire signé par le gouvernement colombien et l’ELN dans le cadre de leurs pourparlers de paix, menés à Quito, capitale de l’Equateur voisin.

La gouvernement a condamné ce meurtre, en espérant que la déclaration de l’ELN “permette aux autorités de progresser rapidement” dans l’enquête et de condamner les responsables.

“La session des pourparlers va prendre les mesures correctrices pour renforcer les processus mis en oeuvre dans le cadre du cessez-le-feu”, a-t-il ajouté.

De son côté, l’ELN a affirmé qu’elle regrettait “profondément” les faits et a demandé pardon aux proches du gouverneur indigène.

Après l’accord signé en novembre 2016 avec l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxiste), aujourd’hui reconvertie en parti politique, le gouvernement tente d’obtenir une “paix complète” en négociant un pacte similaire avec l’ELN pour mettre fin à plus d’un demi-siècle de conflit armé.

AFP

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