Coronavirus: 684 morts de plus au Royaume-Uni, près de 20.000 en tout

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Le bilan du nouveau coronavirus au Royaume-Uni s’est alourdi de 684 morts à l’hôpital vendredi, soit plus que la veille (+616), portant à 19.506 dans le pays le nombre total de décès depuis le début de la pandémie, selon les autorités sanitaires.

Selon le ministère de la Santé, 143.464 personnes (+5.386) ont été testées positives dans le pays, l’un des plus durement touchés en Europe.

Le bilan des autorités ne prend toutefois pas en compte les maisons de retraite où, selon des représentants du secteur, plusieurs milliers de personnes âgées sont mortes.

Le pays attend toujours le retour aux manettes du Premier ministre Boris Johnson, en convalescence depuis sa sortie de l’hôpital le 12 avril après avoir été durement frappé par le coronavirus. Le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab assure l’intérim.

Vendredi matin, le ministre de la Santé Matt Hancock a assuré que le chef du gouvernement “est en très bonne forme”, sans toutefois confirmer les informations du Daily Telegraph, journal proche de Boris Johnson, selon lesquelles le dirigeant conservateur reprendrait les rênes du pays lundi.

“Je lui ai parlé hier (jeudi), il est en très bonne forme et il récupère manifestement”, a indiqué M. Hancock sur la chaîne d’information Sky News.

“Je suis sûr qu’il reviendra dès que ses médecins le recommanderont”, a dit le ministre de la Santé. “La décision n’a pas été prise mais il prend des appels et reste en contact”, a-t-il ajouté.

Selon son porte-parole, Boris Johnson, 55 ans, s’est entretenu cette semaine avec le président américain Donald Trump ainsi qu’avec la reine Elisabeth II.

M. Johnson se rétablit à Chequers, la résidence de campagne des chefs de gouvernement britanniques, aux côtés de sa fiancée Carrie Symonds, qui attend le premier enfant du couple.

“Il avait l’air incroyable. J’étais surpris à vrai dire”, a relaté jeudi Donald Trump lors d’une conférence de presse. “C’est comme le vieux Boris. Energie phénoménale. Dynamisme phénoménal”.

Malgré la pression montante, y compris dans les rangs conservateurs, le gouvernement exclut pour l’heure tout assouplissement du confinement, instauré le 23 mars et qui doit se prolonger encore au moins deux semaines, ou de détailler sa stratégie pour en sortir.

Mais il prévoit déjà, quand le nombre de contaminations aura nettement reculé, de déployer un plan pour retracer les contacts des personnes malades ou présentant des symptômes, via une application du système public de santé, afin d’éviter “une deuxième vague”.

Le Royaume-Uni est confronté au “pic” de la pandémie et il est “trop tôt” pour relâcher les mesures en place, de crainte de subir “une deuxième vague”, a insisté Matt Hancock.

A l’opposé, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a indiqué jeudi que l’Ecosse sortirait du confinement graduellement, sans exclure de nouveaux confinements à l’avenir si nécessaire, et assuré que des mesures de distanciation sociale resteraient en place dans la durée.

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