Coronavirus: l’épidémie accélère en Amérique latine, nouvel accord sur le pétrole

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La pandémie de coronavirus s’approche des 400.000 morts dans le monde, accélère sa progression en Amérique latine, entraînant une crise économique qui a contraint l’Opep et la Russie à s’entendre pour prolonger leurs restrictions de production de pétrole.

Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés au sein de l’Opep+, dont le premier est la Russie, se sont accordés samedi pour prolonger d’un mois la réduction de production auxquels ils s’astreignent depuis début mai, selon le ministre de l’Energie des Emirats arabes unis.

La pandémie de nouveau coronavirus a fait au moins 397.179 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles samedi à 19H00 GMT.

La propagation du virus s’est notamment accélérée en Amérique latine. Le Brésil est depuis jeudi le troisième pays le plus endeuillé au monde (35.930 morts), derrière les Etats-Unis (109.791 décès) et le Royaume-Uni avec 40.465 morts.

Malgré cela, le gouverneur de Rio de Janeiro a annoncé l’assouplissement à partir de samedi des mesures de confinement. “Le Covid-19 est une chose terrible, beaucoup de gens sont morts, mais je crois qu’il y a eu assez de contaminations pour que la courbe retombe. Donc c’est le moment de tout ouvrir”, disait à l’AFP un Carioca de 62 ans, Rodolfo Pereira.

– Réouverture du Machu Picchu –

La situation politique est toujours tendue au Brésil. Les autorités régionales de santé ont accusé samedi le gouvernement de Jair Bolsonaro de “rendre invisibles” les morts du coronavirus, après qu’un responsable du ministère de la Santé a mis en doute le bilan officiel.

Au Pérou, qui compte plus de 5.000 morts officiellement, le site du Machu Picchu met au point des protocoles pour rouvrir le 1er juillet la cité inca, joyau touristique du pays.

Le Pérou, second pays le plus touché d’Amérique latine par la pandémie de coronavirus derrière le Brésil, fait dans le même temps face à une pénurie d’oxygène médical.

Et au Panama, le gouvernement a ordonné samedi le retour au confinement dans la capitale et dans une province voisine après une flambée de cas de nouveau coronavirus, une semaine l’assouplissement des mesures.

– L’Afghanistan inquiète –

Autre point chaud, l’Afghanistan, pays très pauvre qui commence à manquer de lits d’hôpital.

“Nous avons des informations faisant état de morts suspectes, de gens enterrant des corps de nuit”, a déclaré le gouverneur de Kaboul Mohammad Yakub Haidary. “Nous remplissons 10 à 15 ambulances de corps chaque jour”.

En Iran, depuis un point bas touché le 2 mai, la hausse des nouveaux cas recensés de Covid-19 inquiète également les autorités, qui ont mis fin à tous les rassemblements, qu’il s’agisse de mariage, de deuil, ou de visite familiale, jusqu’à” nouvel ordre”.

D’autres régions du globe profitent, elles, désormais d’une accalmie.

Les parcs nationaux d’Afrique du Sud, qui accueillent chaque année plus de 6 millions de touristes, rouvriront lundi, après plus de deux mois sans visiteurs.

En Europe, la vie reprend aussi ses droits. La levée des restrictions se poursuit samedi en France, où l’épidémie est désormais “contrôlée”, selon les autorités sanitaires.

– Réouverture de Versailles –

Lieu emblématique du pays et l’un des plus visités au monde, le château de Versailles, près de Paris, a rouvert samedi après plus de 82 jours de confinement. Avec masque obligatoire et nombre de visiteurs limité.

A Madrid, c’est le musée du Prado qui a rouvert, lui aussi pour un nombre limté de visiteurs.

“Je suis très ému d’être là à nouveau au jour de la réouverture, de pouvoir regarder ces tableaux qui m’ont tellement manqué”, a dit à l’AFP Alejandro Elizalde, un spécialiste d’histoire de l’art.

Quant au Danemark, il a annoncé samedi la réouverture à compter de lundi de ses piscines et salles de sport.

L’Irlande va procéder elle aussi dès lundi à des allégements, avec la réouverture de tous les commerces, hors centres commerciaux, en attendant la fin des restritions de déplacements le 29 juin.

Samedi, de Londres à Sydney, des milliers de personnes ont bravé la pandémie – et défié les mesures de protection imposées – pour manifester contre le racisme et les brutalités policières, une indignation mondiale sans précédent déclenchée par la mort de George Floyd, asphyxié par un policier blanc fin mai à Minneapolis.

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