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Côte d’Ivoire : de plus en plus de faux médicaments 

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Côte d’Ivoire : de plus en plus de faux médicaments 

Le trafic de faux médicaments connait une hausse en Côte d’Ivoire. Il est même en voie de dépasser celui des stupéfiants.  

Un marché parallèle aussi lucratif que dangereux. En Côte d’Ivoire, le trafic de faux médicaments est sur le point de dépasser celui des stupéfiants. Malgré les mises en garde des professionnels de santé et le puissant slogan “les médicaments dans la rue, c’est la mort dans la rue”, les malades se tournent de plus en plus vers ces produits illégaux, aux coûts moins élevés.

A partir du 12 octobre 2017, se tiendra la première édition de “Pharmafrica EXPO 2017”, un salon africain destiné aux pharmaciens. L’occasion de revenir sur la dangerosité de ces contrefaçons. “Il faut trouver une parade aux faux médicaments à travers la mise en place de la couverture médicale universelle”, a déclaré à l’AFP Charles Boguifo, président de l’Ordre des pharmaciens de Côte d’Ivoire.

Près d’un médicament sur trois contrefait en Afrique

En mai dernier, 40 tonnes de faux médicaments ont été saisis par les autorités ivoiriennes à Adjamé, un quartier populaire d’Abidjan. Le marché de rue des médicaments entrainerait chaque année “une perte de 40 à 50 milliards de francs CFA (76 millions d’euros) dont 5 milliards destinés à l’Etat”, explique Parfait Kouassi, ancien président de l’ordre des pharmaciens de Côte d’Ivoire, toujours à l’AFP.

En Afrique, près d’un médicament sur trois est illicite ou contrefait, ce qui en fait la région la plus touchée par ce fléau dans le monde. Ce marché est contrôlé par le crime organisé. Très lucratif (le chiffre d’affaires est estimé à environ 85 milliards de dollars au niveau mondial), il est moins risqué que le trafic de drogue, les peines étant moins sévères et les contrôles aux frontières assez faibles.

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