Covid: l’UE autorise les touristes américains, la situation se dégrade à Moscou

0
25
placeholder

L’UE a donné mercredi son feu vert au retour des touristes américains, même non vaccinés, et doit approuver les premiers plans de relance nationaux pour atténuer les dégâts économiques de la pandémie.

Si l’épidémie, qui a fait au moins 3.824.885 morts dans le monde, reflue en Occident, la situation se dégrade en Russie où le maire de Moscou a rendu obligatoire la vaccination contre le Covid-19 dans le secteur des services pour contrer une évolution “dramatique”.

A l’approche des vacances d’été, les ambassadeurs des Vingt-Sept ont donné leur feu vert à l’ajout des Etats-Unis à la liste des pays et territoires dont les voyageurs, même non vaccinés contre le Covid-19, peuvent être admis dans l’UE, ont indiqué des sources européennes à l’AFP.

Outre les Etats-Unis, l’Albanie, le Liban, la Macédoine du Nord, la Serbie, Taïwan, Hong Kong et Macao ont été ajoutés à cette liste qui comprenait jusqu’alors huit pays (Japon, Australie, Israël, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Singapour, Corée du Sud et Thaïlande).

L’UE avait fermé ses frontières extérieures en mars 2020 pour les voyages non essentiels et établi depuis un an une liste restreinte, régulièrement actualisée, de pays tiers dont les résidents sont autorisés à se rendre en Europe.

Les Européens se fondent notamment sur la situation épidémiologique du pays et l’avancement de sa campagne de vaccination, et les pays peuvent y figurer s’ils ont enregistré moins de 75 cas de Covid pour 100.000 habitants sur les 14 derniers jours.

C’est le cas des Etats-Unis (73,9), qui ont cependant franchi mardi le seuil des 600.000 morts.

Un “triste jalon”, a déploré le président Joe Biden, en appelant les Américains à se faire vacciner “dès que possible”.

Grâce à la campagne de vaccination, le nombre de décès quotidiens a en effet considérablement baissé, et permis un quasi retour à la normale dans la majorité du pays.

Presque toutes les restrictions ont été levées mardi en Californie, de même qu’à New York, où 70% des adultes ont reçu au moins une dose de vaccin.

– Réouverture du Taj Mahal –

Dans d’autres pays, c’est également l’heure de la réouverture progressive, comme en Inde où l’emblématique Taj Mahal a accueilli des visiteurs mercredi, après une fermeture de deux mois imposée au plus fort de la deuxième vague épidémique qui a privé le secteur touristique de la la région de revenus.

“La deuxième vague de Covid est passée. A la troisième, je suis fini”, a lancé à l’AFP Lucky Feizan, un commerçant de 20 ans.

placeholder

Le nombre de contaminations quotidiennes diminue depuis quelques semaines dans le pays, qui a officiellement recensé 379.573 décès et 29,63 millions de cas, incitant plusieurs grandes villes, dont New Delhi et Bombay, à assouplir les restrictions de déplacement et d’activité commerciale.

En Espagne, le Premier ministre Pedro Sanchez a promis mercredi un prochain abandon du masque dans la rue, tandis qu’en France, plusieurs voix se sont élevées pour demander d’avancer la levée du couvre-feu prévue en principe le 30 juin.

En Russie par contre, l’un des pays les plus touchés, le maire de Moscou a annoncé une obligation de vaccination pour tous les employés du secteur des services.

“Nous devons tout simplement tout faire pour mener au plus vite une vaccination de masse et arrêter cette terrible maladie et mettre fin aux décès de milliers de personnes”, a estimé Sergueï Sobianine, qui avait déjà décrété toute la semaine du 15 juin chômée.

– ‘Réalisation historique’ –

La Russie a annoncé mercredi avoir dénombré 13.397 nouveaux cas en 24 heures et 396 morts.

A ce jour, moins de 13% de la population a reçu au moins une dose, les Russes se méfiant du vaccin local, le Spoutnik V.

placeholder

Après le confinement du printemps 2020, la Russie, pour préserver son économie, avait mis en place des restrictions anti-Covid très limitées et dont l’essentiel a été levé début 2021.

Contrairement aux pays de l’UE dont la président de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est arrivée mercredi à Lisbonne puis se rendra à Madrid pour donner le feu vert de Bruxelles aux premiers plans de relance nationaux, financés par un emprunt commun inédit.

“Il s’agit d’une réalisation historique”, a déclaré Mme von der Leyen en annonçant la semaine dernière au Parlement européen que la Commission allait commencer à approuver les projets des Etats membres pour mettre en œuvre le plan de relance de 750 milliards d’euros, âprement négocié jusqu’à son adoption en juillet 2020.