Donald Trump «impatient de travailler avec le président» Obama

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L’image était, pour beaucoup, absolument inimaginable il y a deux jours : Barack Obama a reçu jeudi dans le Bureau ovale Donald Trump, dont la retentissante élection continue de provoquer une onde de choc, à travers les États-Unis et le monde.

Obama a mentionné avoir eu une «excellente conversation» avec Trump alors que le président désigné a affirmé être «impatient de travailler avec le président» Obama.

L’homme d’affaires populiste de 70 ans est arrivé en voiture, à l’abri des regards des journalistes, peu avant 11 h.

La rencontre s’annonçait délicate tant les deux hommes, que tout sépare, ont échangé d’invectives durant la campagne. Mais la transition est enclenchée, et le président démocrate a martelé sa volonté de la mener à bien sans heurts.

« Nous ne sommes pas d’abord démocrates ou d’abord républicains. Nous sommes d’abord américains (…) Nous devons nous rappeler que nous ne formons en réalité qu’une seule équipe », a souligné le 44e président des États-Unis, qui quittera le pouvoir le 20 janvier.

Insistant sur l’importance « du respect des institutions, de la loi » et « du respect les uns pour les autres », il a dit espérer que le milliardaire populiste soit fidèle à l’esprit de ses premiers mots – rassembleurs et apaisés – après la victoire.

L’élection surprise de Donald Trump, portée par la colère d’un électorat se sentant ignoré des élites et menacé par la mondialisation, a brisé les rêves de la démocrate Hillary Clinton, que tous les sondages donnaient gagnante, de devenir la première femme à accéder à la présidence.

Mais elle menace aussi le bilan de Barack Obama (climat, assurance maladie, libre-échange…) dont la cote de popularité est, cruel paradoxe pour lui, au plus haut.

Le tribun populiste de 70 ans, qui sera le plus vieux président à entrer à la Maison-Blanche, n’a jamais occupé de fonction élective.

Wall Street était orienté à la hausse jeudi, poursuivant sur son essor post-Trump. Certains analystes estimaient que les investisseurs cherchaient à se concentrer sur les aspects perçus comme favorables du programme de M. Trump (plan de relance des infrastructures, baisses d’impôts), mettant de côté des éléments jusqu’alors mis en avant comme menaçants, en premier lieu le protectionnisme affiché du républicain.

L’agence SP Global Ratings a confirmé jeudi la note « AA » » accordée à la dette américaine, estimant que les institutions du pays étaient suffisamment solides pour compenser « le manque d’expérience » et les « incertitudes » sur le programme du 45e président des États-Unis.

Michelle Obama et Melania Trump

Michelle Obama s’entretient de son côté, à huis clos, avec la très discrète Melania Trump, prochaine première dame des États-Unis.

Le vice-président Joe Biden recevra un peu plus tard son successeur, Mike Pence, qui se décrit comme « chrétien, conservateur et républicain… dans cet ordre ».

Donald Trump, qui travaille à la mise en place de ses équipes, rencontrera en début d’après-midi l’homme fort du Congrès, Paul Ryan, président de la majorité républicaine de la Chambre des représentants.

Les deux hommes entretiennent des relations difficiles : M. Ryan avait annoncé en pleine campagne qu’il ne défendrait plus le candidat républicain puis a finalement voté pour lui.

M. Trump aura pour gouverner l’appui du Congrès, le Sénat et la Chambre des représentants ayant conservé leur majorité républicaine.

 

Source : AFP

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