Eddy Mitchell, une tournée sous coke : “J’avais besoin d’un stimulant”

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Aucune question ne fait peur à Eddy Mitchell, ni les impôts, ni la mort, ni sa dépendance, passée, au jeu. C’est justement en débutant sur cette dernière thématique que le chanteur de 78 ans en est arrivé à parler, avec Le Journal du dimanche, de cette période de la fin des années 70 où il a consommé “un peu de came“. Le média a rencontré Eddy Mitchell, et son discret fils Eddy Moine, à l’occasion de la sortie du livre Le dictionnaire de ma vie, aux éditons Kero, le 7 octobre 2020.

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Pour cet entretien, Le Journal du dimanche a proposé une déclinaison de plusieurs lettres et est arrivé le J comme Jeu. Eddy Mitchell, comme toujours sans langue de bois, revient sur son addiction au jeu qui a duré plusieurs années, à laquelle il a lui-même mis un terme. “C’est là, un jour d’hiver, pour le tournage d’Attention, une femme peut en cacher une autre [1983], que j’ai décidé de me faire interdire de casino. Plus que de l’argent, j’ai perdu du temps“, reconnaît-il. “Ce fut l’une de mes seules addictions, hormis la cigarette, l’alcool et un peu de came“, ajoute le grand ami de Johnny Hallyday et de Jacques Dutronc, avec qui il a formé les inoubliables Vieilles Canailles.

En évoquant “la came”, Eddy Mitchell se replonge alors dans la fin des années 70, lorsqu’il avait dû faire une longue tournée qui l’a marqué. “La coke, j’en ai pris quand je travaillais sous la contrainte, à l’instar de cette tournée Europe 1 en 1976 : 150 dates que j’avais acceptées pour les impôts. J’avais besoin d’un stimulant. J’ai fait tout la tournée sous coke, puis j’ai arrêté aussi sec“, confie-t-il, en totale transparence. Parce qu’Eddy Mitchell est comme ça.

Comme lorsqu’il évoque la mort et avoue avoir déjà tout prévu pour ce moment inéluctable. Par question d’une grande cérémonie comme pour Johnny Hallyday, Eddy veut du très très simple. “Je pense souvent à la mort, la nuit. Mais les obsèques nationales, comme pour mon copain Johnny, très peu pour moi, prévient-il. J’ai déjà tout préparé, ce sera au cimetière marin de Saint-Tropez, en petit comité. J’espère que je n’emmerderai personne.”

S’agissant de ce qu’il laissera après sa disparition, Eddy Mitchell avertit. Aucune oeuvre n’est cachée : “Quant à la postérité, il n’y a pas d’archives, je ne garde rien de mes brouillons. Tout a été publié de mon vivant et je suis étonné que ça ait duré aussi longtemps. Car, au départ, il faut bien le dire, personne n’y croyait“.

Aujourd’hui, après de longues années de carrière, musicale et cinématographique, Eddy Mitchell en est à proposer Le dictionnaire de ma vie, assurément bien remplie.

L’intégralité de l’interview Abécédaire intime d’Eddy Mitchell est à retrouver dans l’édition du 4 octobre 2020 du Journal du dimanche.