EDITO – Macron annonce des aides sur le prix du carburant: “c’est un changement de pied du président”

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Après l’annonce de la hausse de la taxation sur les carburants, Emmanuel Macron a lâché du lest ce mardi. Lors d’un entretien sur Europe 1, le chef de l’Etat a annoncé le lancement prochain d’une aide pour les Français obligés de prendre leur véhicule pour aller travailler. Il s’est engagé à “trouver une solution dans les semaines à venir”, alors que la grogne monte dans le pays.

Le président a choisi de s’inspirer de l’aide kilométrique mise en place dans les Hauts-de-France et destinée aux Français dont le trajet quotidien entre domicile et travail dépasse les  30 kilomètres. Pour Bruno Jeudy, éditorialiste à BFMTV, ces propos montrent un changement de ton du président, loin de l’inflexibilité affichée ces derniers jours sur ce dossier. 

“Le président bouge un peu, c’est son expression: ‘il faut bouger’, il faut éviter la double peine pour les automobilistes courageux, ceux qui prennent leur voiture pour aller travailler loin. Le président reprend à son compte l’idée expérimentée dans la région des Hauts-de-France, à l’initiative de Xavier Bertrand. C’est une aide aux transports pour ceux qui travaillent à plus de 30 kilomètres de chez eux, ce qu’on appelle l’indemnité kilométrique. L’Etat la défiscalise, aide cette région, et le président annonce ce matin qu’il faut généraliser ce système. Il ne donne pas beaucoup de détails, est-ce que ça va rester sur 30 kilomètres? Maintenant c’est au gouvernement de travailler sur cette idée. C’est une version du chèque énergie mâtinée de ce qui se fait dans la région Nord.

C’est un changement de pied, il a entendu la colère, c’est peut-être le fruit de cette itinérance mémorielle, l’inquiétude du pays remonte jusqu’à lui. Le geste était quasiment obligatoire, sauf à vouloir aller devant une très grande colère.

C’était plus que poussif l’explication, et même assez flou, il faudra attendre sans doute des explications de la part du ministre de la Transition écologique, de la part du Premier ministre, certainement cet après-midi à l’Assemblée. Le président a voulu calmer le jeu, il a même dit ‘j’aime la bagnole’, plagiant Georges Pompidou, comprenant sans doute qu’il ne pouvait pas rester sur la position adoptée dimanche dans une interview aux journaux du groupe de l’est, ‘j’assume la hausse des carburants et en gros ‘circulez, il n’y a rien à voir’. Cette position n’est plus celle du gouvernement aujourd’hui”.

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