Festival de Cannes 2020 : Spike Lee sera le président du jury

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Le mois de mai a toujours une résonance particulière en nos frontières. Le cinéma, le beau, le vibrant, le militant sera mis à l’honneur pour la 73e fois sur la Côte d’Azur à l’occasion du Festival international du film de Cannes. Si l’on en sait encore très peu à propos de cet événement cinq étoiles qui aura lieu du 12 mai au 23 mai 2020 au Palais des festivals, le nom du président du jury vient de tomber. Il s’agit du génialissime réalisateur Spike Lee, récemment récompensé du côté des Oscar pour son film BlackkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan (il a reçu l’Oscar du meilleur scénario adapté avec David Rabinowitz, Charlie Wachtel et Kevin Willmott).

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Cette décision est forcément plaisante… bien qu’elle ait tardé à se faire connaître. En soixante-treize ans d’existence, le Festival de Cannes n’avait jamais choisi d’homme noir pour présider le jury de la Palme d’or. Précédemment, Alejandro González Ińárritu, Cate Blanchett ou Pedro Almodóvar avaient occupé le poste. Quant aux autres cérémonies, elles sont régulièrement épinglées pour le manque de diversité qu’elles présentent au public. “Cannes est une terre d’accueil naturelle et une caisse de résonance mondiale pour ceux qui (r) éveillent les esprits et questionnent chacun dans ses postures et ses convictions, écrivent Pierre Lescure, le président du festival, et Thierry Frémaux, le délégué général, dans un communiqué. La personnalité flamboyante de Spike Lee promet beaucoup.

Je n’en suis pas revenu, j’étais à la fois heureux, surpris et fier

Le réalisateur 62 ans n’a pas franchement hésité avant de dire “oui“. Car le Festival de Cannes a une importante toute particulière pour lui. En 1986, c’est là qu’il avait présenté son tout premier long métrage, Nola Darling n’en fait qu’à sa tête, à la Quinzaine des Réalisateurs – récompensé du prix de la jeunesse, adapté en série pour Netflix en 2017. En tout, il a présenté sept oeuvres sur la Croisette et a obtenu le Grand prix en 2018, justement pour BlackkKlansman, ode antiraciste aussi drôle que belle et tragique. “Quand on m’a appelé pour devenir président du jury, je n’en suis pas revenu, j’étais à la fois heureux, surpris et fier, explique-t-il. Cannes a façonné ma trajectoire dans le cinéma mondial.