Florence Foresti incendiée par un acteur après les César : sanction immédiate, tardive révélation…

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Flashback : le 28 février 2020 se tient la 45e édition des César. Le réalisateur Roman Polanski est en lice dans pas moins de douze catégories avec son film J’accuse, alors même que la polémique enfle en pleine vague #MeToo puisque ce dernier est accusé de viols par plusieurs femmes. Sur scène, Lambert Wilson fait alors partie de ceux qui incendient l’humoriste après la soirée.

Sur France Info, Lambert Wilson n’y était pas allé de main morte pour tacler Florence Foresti – qui n’avait pas voulu revenir sur scène pour la photo de famille à la fin de la soirée – mais aussi Adele Haenel, laquelle avait quitté la salle après l’obtention par Roman Polanski du prix du Meilleur réalisateur. “Je suis très en colère. C’est n’importe quoi. Si on estime qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans le fait que Polanski ait des nominations, alors on ne vient pas et on ne part pas au milieu de la cérémonie. Oser évoquer un metteur en scène en ces termes [l’humoriste avait notamment blagué sur sa petite taille, NDLR]Et en plus, qu’est-ce qu’on va retenir de la vie de ces gens par rapport à l’énormité du mythe de Polanski ? Qui sont ces gens ? Ils sont minuscules !“, disait-il alors, avec un parti pris évident pour le décrié réalisateur qui fuit la justice américaine depuis plusieurs décennies.

Invité d’En aparté le 21 décembre 2021, Lambert Wilson est revenu sur cette clivante cérémonie ; la suivante, animée par Marina Foïs ayant tout autant déchaîné les passions pour d’autres motifs. “J’ai émis des réserves sur la cérémonie des César et plus particulièrement sur la façon dont ça s’était déroulé et la façon dont Florence Foresti avait mené sa maîtrise de cérémonie au sujet de Polanski. Et le résultat de ça, c’est que je me suis fait virer de Greenpeace“, a-t-il confié.

L’acteur des films Matrix, Barbecue – avec Florence Foresti ! -, Des hommes et des Dieux ou encore De Gaulle a donc été sanctionné après ses propos virulents. Et il l’a encore en travers de la gorge. “Ça faisait vingt ans que je travaillais comme militant, on se levait à l’aube, je suis allé au Brésil avec eux… J’étais vraiment un porte-parole de Greenpeace et parce que j’ai exprimé quelque chose qui semblait cautionner le cas Polanski, ce qui n’était pas le cas, je ne faisais qu’exprimer une sorte de réserve sur l’attitude de ma camarade. C’est ça qu’on appelle aujourd’hui la cancel mentality… J’ai été viré deux jours après sans autre forme de procès (…) On m’a dit : ‘Les souscripteurs de Greenpeace ne peuvent pas supporter quelqu’un qui soutient ces propos.’“, a-t-il ajouté. Nul doute qu’il sera plus vigilant la prochaine fois avant de distribuer les tacles.