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Frappes américaines en Syrie: la Russie dénonce, les alliés satisfaits

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Frappes américaines en Syrie: la Russie dénonce, les alliés satisfaits

La Russie a dénoncé vendredi les frappes américaines contre la Syrie comme une « agression contre un État souverain », les alliés de Washington applaudissant cette première opération militaire américaine contre le régime de Damas.

Le président russe Vladimir Poutine considère les frappes américaines contre la Syrie comme une « agression contre un État souverain », a déclaré le Kremlin, principal allié du régime de Bachar al-Assad.

« Cette action de Washington cause un préjudice considérable aux relations russo-américaines, qui sont déjà dans un état lamentable », a ajouté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Moscou a annoncé la suspension de l’accord avec Washington sur la prévention d’incidents aériens en Syrie, et réclamé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU.

L’Iran, autre allié du régime syrien, a dénoncé l’utilisation par Washington de « fausses allégations » sur les armes chimiques, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. Son porte-parole avait auparavant condamné « vigoureusement » les frappes américaines, qui ne feront qu’« aider les groupes terroristes qui sont en déclin et compliquer encore la situation en Syrie et dans la région ».

La Chine a appelé à « éviter toute nouvelle détérioration de la situation » en Syrie, tout en condamnant « l’usage d’armes chimiques, par n’importe quel pays ».

Une réaction mesurée intervenue au moment même où Pékin annonçait que le président Trump, qui a ordonné les frappes en Syrie lors d’un sommet en Floride avec son homologue chinois Xi Jinping, avait accepté de se rendre en visite en Chine en 2017.

Le régime syrien porte « l’entière responsabilité » des frappes américaines, a affirmé le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.

Le président français François Hollande a estimé que la « réponse » des États-Unis devait « maintenant être poursuivie au niveau international, dans le cadre des Nations Unies si c’est possible ».

Bachar al-Assad porte « l’entière responsabilité » des frappes américaines, ont estimé la chancelière allemande Angela Merkel et le président français dans un communiqué commun.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a estimé que ces frappes étaient un « signal » qui doit conduire Russes et Iraniens à comprendre qu’ils ne peuvent plus soutenir « à bout de bras » le régime de Bachar al-Assad. Son homologue allemand Sigmar Gabriel a estimé que les frappes étaient « compréhensibles », tout en appelant à une solution politique sous l’égide de l’ONU.

Londres a annoncé « soutenir pleinement l’action des États-Unis ». Ces frappes sont « une réponse appropriée à l’attaque barbare à l’arme chimique perpétrée par le régime syrien », a estimé un porte-parole de Downing Street.

Les frappes américaines en Syrie « illustrent une détermination nécessaire contre les attaques chimiques barbares », a affirmé le président du Conseil européen Donald Tusk.

En Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan a jugé les frappes américaines « insuffisantes » et estimé que d’autres mesures sont requises, après que son porte-parole les a qualifiées de « réponse positive aux crimes de guerre du régime » syrien. Ankara a appelé à l’instauration d’une « zone d’exclusion aérienne et de zones de sécurité en Syrie » pour éviter la répétition de « massacres ».

Autre allié de poids des États-Unis dans la région, l’Arabie saoudite a salué la décision « courageuse du président (Donald) Trump » et assuré qu’elle « soutenait pleinement » les frappes américaines, selon un responsable au ministère des Affaires étrangères.

Israël a immédiatement apporté son soutien « total » aux frappes américaines, espérant que « ce message de détermination » sera entendu également « à Téhéran, Pyongyang et ailleurs », selon le bureau du premier ministre Benyamin Nétanyahou.

Le Japon soutient la « détermination » des États-Unis, a annoncé son premier ministre Shinzo Abe, jugeant que l’action américaine avait « eu pour but d’éviter une aggravation de la situation ».

Le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni a estimé que les frappes américaines étaient « une réponse motivée à un crime de guerre » et qu’elles devraient « accélérer la recherche d’une solution négociée durable ».

Madrid a vu dans les frappes américaines « une réponse mesurée et proportionnée » à l’usage d’armes chimiques et appelé à « une mise en oeuvre dès que possible d’un processus politique de transition » en Syrie.

Au Portugal, le ministre des Affaires étrangères, Augusto Santos Silva, « comprend » les frappes américaines et souhaite « une position et une réaction commune de la part de l’Europe. »

Lars Loekke Rasmussen, Premier ministre du Danemark, a applaudi : « C’est bien que ces attaques lâches contre des innocents aient des conséquences […] La barbarie d’Assad ne peut être impunie ! ».

En Norvège, le chef de la diplomatie, Børge  Brende, a jugé que « l’attaque américaine envoie un signal clair au président Assad », qui doit « arrêter d’attaquer des civils innocents ».

Le président polonais Andrzej Duda a exprimé « son entier soutien à l’opération militaire » américaine. « Le monde civilisé ne pouvait rester indifférent face à cette attaque insondable et barbare », a-t-il dit.

Le premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka a déclaré « espérer » que « la réaction rapide du président Trump aidera à prévenir de nouvelles attaques chimiques en Syrie ».

Source : AFP

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