Frédérique Bedos en larmes, elle dévoile avoir tenté de se suicider : “Mais comment j’ai pu faire ça ?”

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L’émotion était palpable sur le plateau de l’émission Ca commence aujourd’hui, le mercredi 12 mai 2021. Les invités étaient venus raconter leurs histoires sur France 2, celles de personnes ayant grandi avec des parents “différents“. Et c’est notamment le cas de l’animatrice télé et radio, Frédérique Bedos, dont la maman est “déficiente mentale“. Si aujourd’hui elle reconnait la force que lui a donné une telle éducation, elle se souvient aussi de moments plus compliqués à vivre pour elle. Notamment ce jour où elle a tenté de se donner la mort.

Interrogée par Faustine Bollaert sur les difficultés de son enfance, Frédérique Bedos a avoué qu’elle s’était déjà retrouvée, non pas un genou à terre, mais deux. “J’ai rampé, s’est-elle souvenue. J’ai fait plusieurs dépression dont une qui m’a amenée au geste fatal, où j’ai fait une tentative de suicide.” Rattrapée par la force de ses confessions, la réalisatrice de 50 ans a alors peiné à finir son discours. La gorge serrée, les larmes aux yeux, elle a tenté d’expliquer ce qui lui était passé par la tête à ce moment-là. “La lumière est en nous, toujours. Ça c’est sûr. L’amour, c’est le moteur pour se relever, a-t-elle poursuivi. Il n’empêche que toutes les atteintes à l’amour, toutes les blessures qu’on a vécues… À un moment, elles nous rattrapent et on n’a pas d’autre choix que d’y faire face.

J’en pleure encore parce que je me dis : “Comment j’ai pu faire ça ?”

En 2010, Frédérique Bedos à fondé une ONG baptisée Le Projet Imagine dans le but de proposer des films inspirants en faveur d’une société plus inclusive et durable. Maman, elle jette un regard nostalgique sur son passé, qu’elle considère comme sa plus grande fêlure mais pas que. “J’aurais pu croire que j’avais toutes les raisons pour ne jamais faire ce genre de geste fatal… et à un moment, il y a quelque chose qui vous rattrape et vous êtes aspiré par le noir, précise-t-elle. C’est comme s’il y avait un aveuglement qui fait, qu’à ce moment-là, vous ne voyez plus rien d’autre que la mort. J’en pleure encore parce que je me dis : ‘Comment j’ai pu faire ça ?’ Mais après, je ne me juge pas. Je sais que je fais comme je peux…”