Gérard Depardieu : Sa mère a tenté d’avorter à l’aide de dangereuses méthodes

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Imaginer le cinéma français sans lui, c’est un peu comme servir un kir sans crème de cassis. Et pourtant, Gérard Depardieu a bien failli ne jamais voir le jour puisque sa mère a tenté de se débarrasser de lui quand elle était enceinte. C’est ce que le comédien de 71 ans raconte dans sa nouvelle biographie Ailleurs – sortie au Cherche Midi le 8 octobre 2020. Un passage qu’il a également détaillé en faisant un tour sur TF1 dans l’émission Sept à huit. “Elle voulait se barrer, comme toujours dans un couple quand il y a de la destruction, précise-t-il. Elle était enceinte de moi et donc, le meilleur moyen c’était d’essayer d’avorter puisqu’il n’y avait pas les médecins ou la contraception comme on peut avoir maintenant.

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J’ai des frères et des soeurs que je ne vois jamais

C’est sa vie à elle qu’elle a mis en danger. Ne sachant comment dire au revoir à son bébé, Alice Marillier, la mère de Gérard Depardieu, a usé des moyens du bord. “Des aiguilles à tricoter, des queues de cerises, enfin, toutes le méthodes qui étaient bonnes“, explique l’acteur. “Je l’ai appris tout de suite. Quand elle m’a eu elle était très contente, rassure-t-il. Elle me caressait la tête en me disant ‘Et dire que j’ai failli ne pas t’avoir’. Et c’est pour cette raison que je ne me suis jamais senti lié à une famille. J’ai des frères et des soeurs que je ne vois jamais. Et puis je suis parti très tôt, à 13 ans ou 14 ans.

S’il a vite coupé le cordon avec sa mère, reste que Gérard Depardieu cultive une admiration sans borne pour les femmes, qu’il préfère infiniment à ses collègues masculins. Ses binômes favoris ? Catherine Deneuve, sa “petite chérie”, Isabelle Huppert ou Isabelle Adjani. Quand il a décidé de pousser la chansonnette, c’était en susurrant les mots écrits par son ex-femme Elisabeth – maman de Guillaume et de Julie. Avant d’épancher ses propres mots sur le papier, le comédien avait choisi ceux de Barbara. Il les a chantés sur les plus belles scènes de France, dont le Festival de Ramatuelle. “Ses textes, c’est magnifique, s’émerveillait-il dans le magazine Elle. ‘Dis, quand reviendras-tu ?’, cette femme qui attend et qui dit ‘Merde je m’en fous !’. Les chansons qu’elle a écrites sur ses traumatismes, L’Aigle noir, sur le viol, Nantes, sur le pardon qu’elle accorde à son père.” Voilà, sans doute, où leurs sensibilités artistiques se sont retrouvées…