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Gilets jaunes : 89 000 forces de l’ordre et des véhicules blindés déployés samedi

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Gilets jaunes : 89 000 forces de l’ordre et des véhicules blindés déployés samedi

Le Premier ministre a répété jeudi soir que la taxe carbone était annulée et a annoncé la mobilisation, samedi, de 89 000 forces de l’ordre pour la manifestation des Gilets jaunes, dont 8 000 à Paris, ainsi que des véhicules blindés.

Première publication :

Le Premier ministre a répété jeudi soir que la taxe carbone était annulée et a annoncé la mobilisation, samedi, de 89 000 forces de l’ordre pour la manifestation des Gilets jaunes, dont 8 000 à Paris, ainsi que des véhicules blindés.

Édouard Philippe a affirmé, jeudi 6 décembre, que quelque 89 000 forces de l’ordre – et non 65 000 comme annoncé plus tôt – seraient mobilisées en France, dont 8 000 à Paris, samedi, pour l’acte IV de la mobilisation des Gilets jaunes, afin de ne pas “laisser les mains libres” aux potentiels casseurs.

“Nous allons utiliser une douzaine de véhicules blindés de la gendarmerie qui sont parfois utilisés dans des opérations, ça a été le cas à Notre-Dame-des-Landes”, a également déclaré Édouard Philippe au 20 h de TF1, confirmant que ce type de véhicules n’avait jamais été utilisé en ville depuis 2005.

>> À lire : Face aux violences des casseurs, les forces de l’ordre au bord de la crise de nerfs

“Ça veut dire que nous ne voulons pas que la République, les institutions, la sécurité collective, soient mis en jeu”, a-t-il dit.

“Aucune cacophonie”

Après deux jours de cafouillages, Édouard Philippe a également tenu à marteler le message : il n’y aura pas de taxe carbone en 2019. En s’invitant sur TF1, jeudi soir, le Premier ministre a en effet réaffirmé que les hausses des taxes sur le carburant, tout comme le moratoire de six mois sur ces hausses annoncé à peine deux jours plus tôt, étaient annulés.

>> À lire : Macron annule la hausse des taxes sur le carburant mais s’oppose à tout retour de l’ISF

Après deux jours de débat sur les Gilets jaunes à l’Assemblée nationale, mercredi, puis au Sénat, jeudi, notamment marqués par les revirements de l’exécutif dans ce dossier, le chef du gouvernement souhaitait cette fois-ci être entendu par le plus grand nombre.

Malgré les apparences, Édouard Philippe a estimé qu’il n’y avait eu “aucune cacophonie” sur la taxe carbone et a assuré qu’il travaillait avec “le soutien de la majorité” et “la confiance du président” Emmanuel Macron.

Avec AFP

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