Hong Kong: sur un campus assiégé, les débris racontent un face-à-face féroce

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Abandonnés sur un campus assiégé de Hong Kong, des bombes lacrymogènes, des cocktails Molotov ou encore des lunettes cassées témoignent de la violence des affrontements entre manifestants et policiers.

L’Université Polytechnique de Hong Kong est depuis une semaine au coeur du mouvement pro-démocratie. Une pause tendue s’est installée mardi, après de durs affrontements entre les manifestants retranchés sur le campus et les forces de l’ordre qui le cernent totalement depuis le dimanche précédent.

Un nombre inconnu de manifestants restent reclus sur le campus, théâtre de la plus longue confrontation entre policiers et protestataires radicaux depuis le début de la mobilisation pro-démocratie en juin.

Dans ce lieu habituellement propret sur la péninsule de Kowloon, les débris abandonnés racontent la violence du face-à-face des premiers jours. Les projectiles utilisés par la police se mêlent à ceux laissés par les manifestants et aux restes de leur matériel de protection hétéroclite.

Grenades de gaz lacrymogènes usagées, balles en caoutchouc ou grenades éponge gisent éparpillés, aux côtés des cocktails Molotov artisanaux fabriqués par les manifestants avec des bouteilles de vin ou de bière remplies de matériaux inflammables ou bien avec des cartouches de gaz butane.

On trouve aussi des parapluies, des casques, des lunettes de piscine et même un masque d’escrime. Ou encore toutes sortes de flacons de collyre contre les effets du gaz lacrymogène et un poncho en plastique pour parer les canons à eau. Mais aussi des signes montrant le peu d’efficacité de ces moyens de protection, comme des paires de lunettes brisées ou des flaques de sang.

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