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Insolite ou émouvant: les candidats allemands dévoilés

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Insolite ou émouvant: les candidats allemands dévoilés

En Allemagne, les scandales politiques et les histoires croustillantes sont très rares. La campagne pour les législatives de dimanche a néanmoins révélé ou rappelé quelques anecdotes drôles, émouvantes ou enthousiasmantes sur les principaux candidats.

Martin Schulz: bouteille et perchoir

Le rival social-démocrate d’Angela Merkel a quitté l’école à 18 ans sans diplôme et après avoir redoublé deux fois. Il espère alors devenir footballeur professionnel au poste d’arrière gauche. Mais le jeune Martin se blesse aux ligaments du genou, son rêve s’écroule et il plonge rapidement dans l’alcool.

C’est l’intervention de son frère qui le remettra sur pied. Le jeune homme ouvre une librairie et lance peu après une carrière politique qui le conduira au perchoir du Parlement européen. Il parle cinq langues apprises en autodidacte.

Alice Weidel: le paradoxe

Elle est la co-tête de liste de l’Alternative pour l?Allemagne (AFD), un parti traditionaliste, anti-migrants, anti-élite et flirtant avec l’extrême droite. Pourtant cette ancienne cadre de Goldman Sachs est une lesbienne assumée, en couple avec une femme d’origine sri-lankaise avec qui elle élève deux enfants.

Elle a d’ailleurs reconnu “honnêtement” cette semaine que son parti, qui est opposé à l’adoption et au mariage pour les couples de même sexe, “n’apparaît évidemment pas au premier coup d’oeil comme la porte à laquelle frapper s’agissant des droits des homosexuels”.

Christian Lindner: beau gosse en Porsche

Le patron des libéraux du FDP aime poser à la manière d’un mannequin et a mis en avant son statut de “beau gosse” sur ses affiches de campagne. Pourtant à 14 ans, il était un adolescent en surpoids pesant presque 100 kilos. Après un régime draconien et une cure de jogging, il perd 30 kilos et garde la ligne depuis.

Sinon, le chef du parti des entrepreneurs a fondé sa première entreprise à 17 ans alors qu’il était encore au lycée et s’est payé une Porsche à 19 ans (“Je n’aurai pas dû”, dit-il aujourd’hui). Après ses études, il fonde une deuxième société…qui fera faillite au début des années 2000.

Sahra Wagenknecht: le mystère du père

Originaire de la RDA communiste, l’égérie de la gauche radicale Die Linke est née en 1969 de l’amour de sa mère et d’un étudiant iranien. Alors qu’elle n’a que trois ans, son père est porté disparu lors d’un voyage dans son pays natal. Son sort reste un mystère jusqu’à aujourd’hui et “les chances qu’il soit vivant sont très faibles”, selon elle.

Côté coeur, Sahra Wagenknecht forme depuis 2014 un couple très politique avec Oskar Lafontaine, cofondateur de Die Linke. Cette ancienne gloire de la social-démocratie allemande avait défié sans succès Helmut Kohl en 1990 pour la chancellerie. Il a rompu en 2005 avec le SPD pour dénoncer un virage qu’il juge trop libéral.

Cem Özdemir: Erdogan et marijuana

Co-tête de liste des Verts, il est aussi le responsable politique d’origine turc le plus en vue en Allemagne. Favorable à la reconnaissance du génocide arménien par l’empire ottoman, il est honni du pouvoir de Recep Tayyip Erdogan. Ses prises de position lui valent des menaces de mort et une protection policière rapprochée.

Côté insolite, en août 2014, Cem Özdemir participe à la campagne virale du Ice Bucket challenge, ce défi filmé consistant à se verser un seau d’eau glacé sur la tête pour soutenir la lutte contre la maladie de Charcot. Dans sa vidéo, on devine à ses côtés un plan de marijuana… La police ouvrira une enquête, rapidement classée sans suite. Lui dira avoir voulu lancer un “message politique” pour la légalisation du cannabis.

Angela Merkel: soupe de patates

La chancelière n’aime pas parler vie privée. Et au cours de sa quatrième campagne électorale, on n’en aura pas appris beaucoup plus. Sinon que pour faire une soupe de patates, Merkel “écrase toujours les pommes de terre avec un presse-purée, jamais au mixer. Comme ça, il reste toujours quelques morceaux dedans”.

Comme la chancelière est candidate dans la région septentrionale du Mecklembourg mais vote à Berlin, elle ne glissera pas de bulletin “Angela Merkel” dans l’urne dimanche.

AFP

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