Isabelle Adjani a failli rater le rôle de sa vie… à cause d’une scène de nu

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Le cinéma mène une véritable bataille pour enfin retrouver son public. Crise sanitaire oblige, la culture française est passée – pendant bien trop longtemps ! – au second plan. Heureusement, des acteurs du monde du septième art sont là pour le défendre bec et ongles. Isabelle Adjani, par exemple, s’apprête à présenter au monde le travail qu’elle a fourni pour Yamina Benguigui dans le film Soeurs. Ce projet, elles l’ont porté avec fierté, auprès de Rachida Brakni et Rachid Djaïdani, au Festival du film francophone d’Angoulême. Il sera bientôt prêt pour le reste du monde.

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L’idée même de partir en guerre pour arriver à ses fins n’a jamais vraiment effrayé la superbe Isabelle Adjani. Et c’est tant mieux pour les spectateurs. En 1983, L’Été meurtrier aurait bien pu se faire sans elle si elle n’avait pas mené de front une lutte entre elle-même… et quelques membres de son entourage. “Je craignais que mes parents ne supportent pas les scènes de nudité, se souvient-elle dans les colonnes du magazine Paris Match. J’ai d’abord dit non. Il ont engagé une autre comédienne et c’est Bruno Nuytten, mon compagnon à l’époque, qui a fini par me convaincre d’y retourner, au culot. Le metteur en scène, Jean Becker, m’a alors répondu ‘Je ne sais pas, je vais voir…’

La suite, on la connaît. Isabelle Adjani a tant percé l’écran en incarnant Éliane qu’elle a été récompensée d’un César de la meilleure actrice – l’un des cinq qu’elle collectionne, pour ses performances dans Possession d’Andrzej Zulawski, Camille Claudel de Bruno Nuytten, La Reine Margot de Patrice Chéreau et La Journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfeld. Et qu’importent les scènes où il fallait se déshabiller. Ses fulgurances de liberté, la comédienne les doit à sa mère allemande, comme elle aime se le remémorer. À croire qu’en trouvant un brin de folie en elle, en oubliant les préceptes de son papa, la comédienne a trouvé en même temps la clé qui allait lui ouvrir toutes les portes…

Retrouvez l’interview d’Isabelle Adjani dans le magazine Paris Match, n° 3722 du 3 septembre 2020.