Islamisme radical: quatre écoles hors contrat et sept lieux de cultes fermés depuis début 2018

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Quatre écoles musulmanes hors contrat, sept lieux de culte et 89 petits commerces ont été fermés en un peu plus d’un an dans le cadre de la lutte contre l’islamisme radical et la radicalisation, a annoncé jeudi le Premier ministre Edouard Philippe.

Depuis un premier comité interministériel consacré à la lutte contre la radicalisation en février 2018, “quatre écoles musulmanes hors-contrat, sept lieux de culte, dont la mosquée salafiste As-Sunna d’Haumont (dans le Nord, NDLR), huit établissements culturels ou associatifs, 89 débits de boissons ont été fermés”, a-t-il dit lors d’un déplacement à Strasbourg.

Par ailleurs, depuis avril 2018, “près de 300” étrangers en situation irrégulière inscrits dans le fichier de signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) ont été expulsés “ou ont quitté volontairement le territoire national”, a-t-il ajouté.

Début avril, ce fichier a atteint 20.904 individus, dont 11.152 fiches actives et 9.752 fiches clôturées, selon Matignon. Constitué de 78% d’hommes et de 2,7% de mineurs, il comprend 27% d’individus “déclarés convertis” à l’islam.

Quatre mois après l’attentat jihadiste visant le marché de Noël de Strasbourg, Edouard Philippe a réuni jeudi matin dans le quartier du Neuhof un comité interministériel consacré à la prévention de la délinquance et de la radicalisation, avec une petite dizaine de membres du gouvernement.

Le chef du gouvernement n’a pas détaillé les villes ou les régions où avaient eu lieu ces fermetures, mais indiqué qu’elles avaient eu lieu “dans les quartiers dans lesquels nous avons concentré notre action”.

Quant à la récente loi Gatel, qui durcit depuis avril 2018 le régime d’ouverture des établissements scolaires hors contrat, la procédure d’opposition à l’ouverture a été engagée “à 15 reprises”, a-t-il par ailleurs précisé.

La fermeture de lieux de culte avait elle été facilitée par la loi sur la sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme d’octobre 2017.

Les “débits de boisson” visés concernent principalement des kebabs, salons de thé, bars à chicha, mais aussi des bars qui vendent de l’alcool mais dont les patrons sont proches de la mouvance radicale, selon des sources policières.