Jane Birkin : Le dernier cadeau de Serge Gainsbourg, deux jours avant sa mort

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Un amour si fou n’arrive qu’une fois dans la vie, et encore. Jane Birkin a eu droit à l’effervescence romantique auprès de Serge Gainsbourg, qu’elle a rencontré en 1968 sur le tournage du film Slogan, de Pierre Grimblat. Les duos, les embrouilles, leur fille Charlotte… et tout à coup, le couperet tombe. Le 2 mars 1991, L’homme à la tête de chou rend son dernier souffle cendré pour rejoindre Le fumeur de havanes. “J’étais en haut de la maison quand le téléphone a sonné, se souvient la veuve. Et maman me dit que Serge était mort. […] En arrivant à Paris, pendant un moment, je pensais que c’était peut-être pas vrai parce que les gens ramassaient leurs valises comme si de rien n’était, puis j’ai vu Philippe Lerichomme qui m’attendait, j’ai su alors que c’était vrai.

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Difficile de se remettre d’une tragédie pareille. Pour exorciser sa peine, Jane Birkin a couché ses maux sur le papier dans un deuxième tomes de mémoires. Après Munkey Diaries vient ainsi Post-Scriptum, publié chez Fayard le 23 octobre 2019 : un ouvrage témoin du passé, de 1982 à 2013, comprenant donc le deuil terrible de l’artiste. Pour penser à son Serge, Jane Birkin pouvait toutefois serrer contre son coeur un ultime cadeau. “Il y avait déjà une foule devant la maison, les gens commençaient à chanter La Javanaise, poursuit-elle. Fulbert, le valet de Serge, m’a laissée entrer […], il m’a tendu la petite boîte Cartier qui contenait le diamant que Serge m’avait acheté deux jours avant. Je suis montée […] pour trouver Bambou, Charlotte et Kate qui étaient attachées à Serge comme des pietàs.

Beaucoup de gens ont essayé de m’aider

Jane Birkin a plus d’une fois été touchée par la mort. A peine remise de la mort de Serge Gainsbourg – mais s’en remettra-t-elle jamais ? –, la talentueuse Britannique a perdu une autre partie de son âme en apprenant la mort de sa fille, son aînée, Kate Barry. Le 11 décembre 2013, la photographe est tombée du 4e étage de son appartement situé dans le 16e arrondissement de Paris, sans que l’on ne sache si cette mort était intentionnelle. Quand mon frère a perdu son fils, il parlait de lui tout le temps, et à l’époque je trouvais ça étrange. Maintenant, je comprends, racontait-t-elle à Marie Claire. Au début, j’ai fait ça un peu mais je me suis dit que ce n’était pas bien, de balancer ce poids. Et qu’est-ce que les gens peuvent dire ? C’est tellement un choc, même physique. Beaucoup de gens ont essayé de m’aider, mais peut-être que je ne voulais pas.