JO-2020: Les triathlètes ouvrent le compteur

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Enfin ! Nation dominante du triathlon, la France a obtenu sa première médaille olympique dans l’histoire de la discipline, avec la médaille de bronze du relais mixte samedi à Tokyo.

Depuis Sydney-2000 et l’introduction du triathlon aux JO, les Bleus nageaient, pédalaient et couraient en vain après ce podium olympique alors qu’ils sont triples champions du monde en titre de la spécialité et s’offrent des podiums individuels dans tous les Championnats et Coupe du monde ou presque.

A Tokyo, ils avaient même un favori désigné, Vincent Luis, très attendu sur l’individuel. Las ! Luis s’était classé 13e et la 5e place de Léonie Périault – qui fête ses 27 ans ce samedi – avait à peine compensé cette déception. Finalement c’est du relais mixte qu’est venue la délivrance et la 14e médaille tokyoïte de la France.

Décroché en début le course, le quatuor Périault-Dorian Coninx- Cassandre Beaugrand-Luis a enchaîné dans cet ordre les 4 triathlons courte distance (300 m de natation, 6,8 km de cyclisme, 2 km de course à pied), seulement distancé sur la ligne par la Grande-Bretagne, 1ère, et les Etats-Unis.

“C’est important de réagir après les (courses) individuelles. Les gens ont un peu la mémoire courte, la France est une nation dominante du triathlon mondial. On a ramené une médaille, on bosse dur, on mérite plus de respect que ce qui a nous été donné après l’individuel”, a lâché sur France 2 Vincent Luis, favori de l’individuel messieurs mais seulement 13e.

Ce résultat lance un “week-end du milieu” des JO traditionnellement carrefour des deux sports majeurs, la natation qui s’achève et l’athlétisme qui débute.

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Dans le bassin, l’Américain Caeleb Dressel, déjà sacré champion olympique du 100 m nage libre et du relais 4×100 m, a ajouté un 3e titre à son voyage japonais en s’imposant facilement sur le 100 m papillon.

A distance de ses rivaux, le Hongrois Kristof Milak, 2e, et le Suisse Noé Ponti, 3e, Dressel s’est battu contre le chrono et a abaissé le record du monde (désormais 49.45).

– Charline Picon pour un doublé –

Sa quête n’est pas terminée et le dimanche final de la natation peut lui offrir un feu d’artifice avec trois titres possibles sur 50 m nage libre, sur 4×100 m quatre nages et sur 4×100 m quatre nages mixte. Un total de 6 ors, digne de Phelps, l’attend peut être au bout du week-end.

L’athlétisme sera dominé par la finale dames du 100 m, la course-reine. Les deux sprinteuses jamaïcaines Shelly Ann Fraser-Pryce et Elaine Thompson-Herah, trois titres olympiques sur 100 m à elles deux, sont de nouveaux les grandes favorites. Il leur faudra évidemment franchir les demi-finales.

La Nigériane Blessing Okagbare est déjà “hors-jeux”. Prétendante au podium, la sprinteuse a été suspendue pour dopage à la suite d’un contrôle positif à une hormone de croissance et remporte le titre de première athlète déclarée positive sur la période olympique des JO de Tokyo.

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Pas encore sur le stade olympique, les chances françaises de médailles se trouvent comme toujours sur les tatamis du Nippon Budokan, avec l’inédite épreuve par équipes mixtes de judo dans laquelle se retrouve la plupart des sept médaillés tricolores de la semaine et dont Teddy Riner sera le guide, après son bronze de vendredi.

Mais les sabreuses peuvent aussi viser juste par équipes tandis que les joueuses de rugby à 7 envisagent très sérieusement la finale puisqu’elles sont dans le dernier carré où elles affrontent la Grande-Bretagne pour une place en finale (11h30 locales, 4h30 française).

Sacrée à Rio dans le dernier bord de la planche à voile, Charline Picon a déjà assuré sa place sur le podium à Tokyo. Reste à savoir de quelle couleur sera la médaille. Elle est troisième avant la dernière course et tous les scénarios sont possibles.