JO-2020: Picon et Goyard planches d’argent, la France accélère

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Charline Picon et Thomas Goyard se sont parés d’argent en planche à voile lors d’un samedi fructueux en médailles pour la délégation française aux Jeux olympiques de Tokyo.

A ces deux médailles s’ajoutent celle du triathlon au petit matin avec le bronze du relais mixte et trois autres dont on attend de connaître la couleur puisque les sabreuses, les judokas par équipes mixtes et les filles du rugby à 7 sont en finale en fin d’après-midi.

En fin de journée, la France comptera donc 19 médailles.

Picon, championne olympique en 2016 à Rio, a échoué d’un rien dans sa quête de doublé, imitée une heure plus tard par Thomas Goyard samedi à Enoshima, au sud de Tokyo.

La Charentaise de 36 ans était assurée d’un podium avant le départ de la dernière régate, et c’est l’argent qu’elle a récolté, malgré une ultime victoire. Mais elle a dû s’incliner pour l’or face à la Chinoise Lu Yunxiu, qui a coupé la ligne en troisième position.

La Britannique Emma Wilson, 2e de cette ultime manche, a complété le podium, à l’issue d’une manche disputée dans un petit temps (vent de 5 à 6 noeuds).

Une heure plus tard, dans les mêmes conditions légères (vent de 5 à 6 noeuds), le Néo-Calédonien Thomas Goyard a aussi décroché l’argent malgré sa disqualification pour avoir anticipé le départ. Le Néerlandais Kiran Badloe, coiffé d’une magnifique crête bleue, était assuré du titre avant même le départ.

Premiers à s’illustrer au cours de ce samedi chaud et ensoleillé, les triathlètes.

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Le quatuor Léonie Périault-Dorian Coninx- Cassandre Beaugrand- Vincent Luis a enchaîné dans cet ordre les 4 triathlons courte distance (300 m de natation, 6,8 km de cyclisme, 2 km de course à pied), pour finir derrière la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

Depuis Sydney-2000 et l’introduction du triathlon aux JO, les Bleus nageaient, pédalaient et couraient en vain après ce podium olympique alors qu’ils sont triples champions du monde en titre de la spécialité et s’offrent des podiums individuels dans tous les Championnats et Coupe du monde ou presque.

A Tokyo, ils avaient même un favori désigné, Vincent Luis, très attendu sur l’individuel. Las ! Luis s’était classé 13e et la 5e place de Léonie Périault – qui fête ses 27 ans ce samedi – avait à peine compensé cette déception mais il a trouvé “important de réagir”.

Cette médaille a bien lancé ce “week-end du milieu” des JO traditionnellement carrefour des deux sports majeurs, la natation qui s’achève et l’athlétisme qui débute.

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Dans le bassin, l’Américain Caeleb Dressel, déjà sacré champion olympique du 100 m nage libre et du relais 4×100 m, a ajouté un troisième titre à son voyage japonais en s’imposant facilement sur le 100 m papillon.

A distance de ses rivaux, le Hongrois Kristof Milak, 2e, et le Suisse Noé Ponti, 3e, Dressel s’est battu contre le chrono et a abaissé le record du monde (désormais 49.45).

Sa quête n’est pas terminée avec un dimanche final de la natation qui peut lui offrir un feu d’artifice avec encore deux titres possibles sur 50 m nage libre et sur 4×100 m quatre nages.

En revanche, il ne réalisera pas le Grand Chelem puisqu’il a échoué à la 5e place du relais 4×100 m 4 nages mixte, loin des Britanniques.

L’athlétisme sera dominé par la finale dames du 100 m, la course-reine. Les deux sprinteuses jamaïcaines Shelly Ann Fraser-Pryce et Elaine Thompson-Herah, trois titres olympiques sur 100 m à elles deux, sont de nouveaux les grandes favorites. Il leur faudra évidemment franchir les demi-finales.

La Nigériane Blessing Okagbare est déjà “hors-jeux”. Prétendante au podium, la sprinteuse remporte le titre de première athlète déclarée positive au dopage sur la période olympique des JO de Tokyo à la suite d’un contrôle positif à une hormone de croissance.

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Dans le camp français, le bilan des séries matinales est contrasté avec les qualifications sans briller de Renaud Lavillenie (perche) et Pierre-Ambroise Bosse (800 m) et surtout l’échec dès les qualifications de la vice-championne olympique du disque, Mélina Robert-Michon.