Jonatan Cerrada papa d’un petit garçon: “Je découvre, c’est tout nouveau”(EXCLU)

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Purepeople : Comment vis-tu ce confinement ?

Jonatan Cerrada : C’est un peu particulier. Ici, en Indonésie, on n’est pas trop touché par le virus. On a une centaine de cas à Bali et trois décès. Si on compare à l’Europe, ce n’est rien du tout. Par contre, on ne vit que du tourisme et plus personne ne voyage. Donc c’est complètement désert. Il n’y a plus de travail dans un pays où il n’y a pas d’aide sociale, de chômage. C’est vraiment cet aspect financier qui est à déplorer. Quant à la Belgique [Jonatan Cerrada est originaire de Liège, NDLR], la situation est assez similaire à la France. Par chance, autour de moi, personne n’a été touché par le Covid.

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Est-ce que tu sors de chez toi ?

Le confinement n’est pas strict à Bali. C’est fortement recommandé de rester à la maison, mais c’est à la bonne volonté de chacun. Le port du masque est obligatoire. Mais l’Indonésie est un pays qui reste pauvre, ils ne peuvent pas imposer le confinement puisque les Indonésiens vivent au jour le jour. Ce qu’ils gagnent dans la journée définit parfois ce qu’ils mangeront le soir. Les courses d’une semaine ne sont pas une possibilité. Donc franchement, moi, je ne suis pas à plaindre, même si toutes mes activités sont en stand-by.

Est-ce que c’est problématique pour toi, professionnellement parlant ?

Je loue des villas et des bungalows. À côté de ça, j’ai ma marque, Made by Made, de produits artisanaux et de vêtements. J’avais toujours eu envie de faire ça. Ici, on trouve des tissus super intéressants facilement. Maintenant, c’est sûr que c’est ralenti par toute cette histoire. Mais j’ai toujours besoin de nouveaux projets. Je m’exprime un peu moins au travers de la musique, alors je le fais autrement.

La musique, justement, ça en est où ?

Ce n’est plus trop d’actualité. J’avais sorti quelques titres en indonésien pour le fun. Ça avait marché plus que ce que j’espérais, puisque je n’avais pas pour ambition de faire carrière ici. Après, j’avais enchaîné avec de la comédie. C’était ma plus belle expérience. J’ai beaucoup appris sur le plan artistique, culturellement, sur la langue indonésienne. Il y aura peut-être d’autres projets par la suite, mais je ne cours pas spécialement après. Je reviendrai tôt ou tard à la musique, par ce qu’elle ne m’a jamais vraiment quitté.

C’est une période créative pour toi ?

Pas spécialement. Je fais un peu de musique. Mais là, je suis occupé parce que j’ai eu un bébé il y a quatre mois. Mes journées sont plus occupées à cocooner, à prendre soin du petit qu’à faire de la musique ou autre chose. Voilà comment je m’occupe pendant le confinement. En étant en famille…

À quoi ressemble ton nouveau quotidien ?

Je suis avec mon bébé, je ne suis pas dans ce que j’appellerais “la vie normale”. Je découvre, c’est tout nouveau. Alors le confinement… je n’ai pas l’impression d’être plus enfermé maintenant que depuis ces quatre derniers mois. Je sors un peu moins par la force des choses. Je ne bouge pas si ce n’est pour les courses ou le footing. Sinon, je reste à la maison, ça ne sert à rien de tenter le diable. Le virus est présent malgré tout.

Qu’est-ce qui te manque le plus ?

La vie sociale. On est dans une configuration différente de chez vous, où les réunions sont interdites, mais par mesure de sécurité, je n’ai vu personne depuis le 1er avril, en dehors de la maison…

Propos recueillis par Yohann Turi. Toute reproduction interdite sans la mention de Purepeople.