Julie Taton, son fils guéri du Covid-19 : “Je n’ai pas laissé la peur m’envahir”

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En mars 2020, Julie Taton a révélé que son fils Côme (4 ans) avait contracté le coronavirus. Confinée en Belgique avec son mari Harold Van der Straeten, leur enfant et Jack, son beau-fils, la star de télévision qui a ouvert à Waterloo un centre pluridisciplinaire baptisé Hyvin (“Être bien” en finnois), a accepté de nous raconter son quotidien.

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Où êtes-vous confinée et avec qui ?

Je suis confinée chez moi, dans ma maison en pleine campagne, en dehors de Bruxelles. Je suis avec mon mari, mon fils et un ami qui nous a demandé s’il pouvait venir passer cette période avec nous. J’avoue que d’entrée de jeu, j’étais un peu réticente et puis en fait, ça se passe très bien. On est comme une grande famille, on fait plein d’activités ensemble à la maison, on a rapidement trouvé un rythme, ensemble. On refait le monde, on discute beaucoup et on a même des idées, des projets pour après le confinement.

À quoi ressemblent vos journées ?

La première semaine était particulière, car mon fils a eu le Covid-19, en version soft heureusement. C’est-à-dire que ce n’est pas descendu sur ses poumons. Nous étions donc un peu à l’arrêt. On surveillait l’évolution pour lui et on se surveillait nous aussi pour savoir si on allait aussi développer le virus. Ces premiers jours, j’ai fait beaucoup de recherches pour en savoir plus. Puis on a eu notre routine. Le matin, petit-déjeuner avec vitamines C, D, jus de citron, de l’Echinacéa. Mon mari et moi, on prenait aussi de la spiruline du zinc. Et dans la maison, on diffusait des huiles essentielles Ravintsara. Le matin, on s’occupait de Côme qui était quand même bien cassé, on a fait de bonnes siestes parce que c’est important, mais aussi un peu de sport, car ça fait du bien de se défouler.

Les semaines suivantes, on a pris un autre rythme. Tout le monde habillé, douché, maximum pour 9h et puis le matin, je m’occupais principalement de Côme. À midi, je préparais le déjeuner et on se retrouvait. Mon mari avait travaillé le matin, alors l’après-midi, il jouait avec Côme et moi, je m’isolais pour travailler, répondre aux mails, gérer mon centre énergétique. Et fin d’après-midi, on se retrouvait pour profiter ensemble. Au début, on sortait un peu de la maison à vélo, sans croiser personne, ce qu’on ne fait plus depuis deux semaines. Et le soir, le dîner était suivi d’un tirage au sort pour savoir quel film on allait regarder. On a gardé ensuite le rythme afin de ne pas se laisser aller.

Quand avez-vous compris la gravité de la situation ?

Quand j’ai vu ce qu’il se passait en Italie, avant que ça n’arrive chez nous en Belgique, je n’ai pas vraiment compris. Quand c’est arrivé chez nous, que Côme l’a eu et que j’ai vu la peur autour de ça… là, j’ai un peu plus réalisé. J’ai appelé mes amis soignants, ils m’ont rassurée tout en me disant d’être sur nos gardes, car Côme, par exemple, ne faisait pas partie de la cible. La grosse prise de conscience, c’est ça, lorsque Côme a eu le virus. Je suis d’ailleurs convaincue que c’est grâce au cocktail de vitamines et à la bonne nourriture que nous mangeons que notre immunité de base est bonne dans la famille. Puis il a fallu fermer nos sociétés, celles de mon mari et les miennes. Là, j’ai aussi réalisé la catastrophe économique de cette crise.

Votre fils a eu le Covid-19. Comment vous en êtes-vous rendu compte ?

Assez rapidement. Il a déclaré tous les symptômes, la toux, il était cassé, ne mangeait plus, il avait de la fièvre. En temps normal, je ne me serais pas inquiétée, je me serais juste dit qu’il avait une grippe. Mais quand on voit les évolutions que peut prendre la maladie, j’ai vraiment eu peur. J’ai appelé deux ou trois personnes qui sont issues du corps médical et qui travaillent à l’hôpital des enfants. Elles m’ont tout de suite confirmé que c’était bien le Covid, mais qu’il y avait des variantes, des immunités qui sont bonnes, d’autres moins bonnes et que si ça descendait sur les poumons, je ne devais pas attendre. Les appeler afin de préparer sa venue à l’hôpital sans prendre le risque de contaminer quelqu’un.

Comment lui avez-vous expliqué la situation ?

Côme a 4 ans, il est dans sa bulle, il est hyper positif, je n’avais pas envie de lui enlever ça. Alors je lui ai dit qu’il était malade, qu’il avait comme une grosse grippe et que s’il avait mal au niveau du coeur, de la poitrine ou du mal à respirer, il devait me le dire tout de suite. Je n’ai pas voulu être alarmante.

Avez-vous eu peur vous et votre mari ? Comment vous êtes-vous protégés ?

J’ai vite chassé la peur, je suis quelqu’un d’assez confiant. Nous avons continué de prendre nos vitamines, les huiles essentielles, on a fait du sport et on a continué de bien s’alimenter. Je n’ai pas laissé la peur m’envahir. Je me suis dit on va tout faire pour passer au travers et on verra. Je veux vraiment faire passer le message que la peur diminue nos immunités. Dans mon centre Hyvin, on a un spécialiste qui travaille avec la médecine chinoise et qui m’a expliqué que la peur affaiblit le système. Il faut donc rester positif et, pour ce faire, on s’est mis dans une bulle d’amour, de joie et de partage.

Côme a fêté ses 4 ans confiné ? À quoi ressemblait son anniversaire ?

On a fait une journée où c’était lui le chef, il a fait ce qu’il voulait ! Il adore Peppa Pig et Pat’Patrouille, alors on a été obligés de regarder ses séries. On a aussi fait des jeux dans le jardin, un déjeuner dehors avec plein de ballons et nous avons cuisiné un gâteau ensemble. Côme est finalement content de ce qu’il se passe sans avoir conscience vraiment de ce que c’est. Il a ses deux parents à la maison, on joue avec lui plus qu’avant. Il est heureux !

Quelle est la chose que vous avez pris le temps de faire et que vous n’auriez jamais faite sans ce confinement ?

Jardiner ! On a la chance d’avoir un jardin et, du coup, il y a du boulot. En plus, on vient d’acheter la maison, donc il y a tout à faire. Je jardine sans outils adéquats, j’arrache les mauvaises herbes. Là, j’ai enlevé une haie qui a été mangée par les chenilles. Je prends aussi le temps de réfléchir à la décoration de la maison. Et puis comme Côme n’est plus à l’école toute la journée, je prends le temps de m’occuper de lui. Ce sont des moments vraiment précieux.

Comment se passent les cours à distance ?

Côme est encore en maternelle, donc on fait des activités ludiques, on joue avec les couleurs, on fait du coloriage. Il a eu des petits soucis à la naissance, c’est un enfant qui prend son temps, alors je profite de ce confinement pour faire des exercices qui peuvent l’aider à mieux s’exprimer. J’essaie aussi de faire des jeux qui le mettent en confiance.

Pour Jack [son beau-fils], c’est un moins drôle. Il a des exercices à faire le matin. En plus, je lui ai acheté un livre de grammaire et d’exercices. Il aurait très bien pu me dire qu’il n’avait pas envie de les faire, mais ce n’est pas le cas. Il est top, car il le fait et se challenge.

Quelle est la première chose que vous allez faire après le confinement ?

Inviter les amis et la famille au restaurant ou inviter tout le monde pour un barbecue, car ils me manquent beaucoup.

Vous avez mis fin à votre collaboration avec RTL en janvier pour de nouveaux projets. Est-ce qu’ils pourraient être menacés par le coronavirus ?

J’ai effectivement mis un terme à ma relation de dix-huit ans avec RTL pour aller vers des choses plus personnelles, m’occuper de mon centre Hyvin, lancer une chaîne YouTube, des productions plus personnelles et ça a en effet pris un gros coup de ralentis. Tout est en stand-by.

Vous avez créé à Waterloo un centre pluridisciplinaire baptisé Hyvin qui est fermé. Certains thérapeutes ont-ils mis en place des séances via visioconférence ou donnent des leçons sur internet ?

Certains ont eu besoin de se mettre dans une bulle, de travailler sur eux, de prendre du recul. D’autres ont eu besoin d’aider les gens comme ils le faisaient avant. De proposer des médiations comme Aude Roulet qui réalise des ateliers à distance. J’en ai suivi plusieurs, et ça fait un bien fou. Le terme “méditer” peut faire peur, mais se poser un instant, faire des respirations, sortir le stress et les tensions de soi… faire juste ça, c’est déjà de la méditation.

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