Julien Lepers, 5 ans après : la justice lui refuse 3,4 millions d’euros

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En décembre 2015, Julien Lepers était viré de Questions pour un champion (France 3). Dans la foulée, l’animateur avait attaqué FremantleMedia, la société de production de l’émission, et demandait 3,4 millions d’euros en guise d’indemnités. Cinq ans plus tard, il semblerait que le conseil des prud’hommes de Paris ait tranché défavorablement, comme l’annoncent nos confrères du Parisien, qui se sont procuré le jugement.

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Alors qu’il espérait depuis son éviction du jeu télévisé emblématique de questions de culture générale obtenir la compensation financière demandée, Julien Lepers a été débouté d’une large majorité de ses demandes d’indemnisation. Toutefois, l’animateur de 70 ans, qui a été remplacé par Samuel Etienne à la présentation de Questions pour un champion, a obtenu que FremantleMedia lui verse un solde de tout compte s’élevant à 800 000 euros. Un montant qui correspond à ses indemnités de licenciement calculées sur un salaire mensuel de 39 907 euros sur 28 ans de collaboration.

Julien Lepers “gagnera le deuxième round”

Mais on reste loin des 3 434 698 euros initialement attendus… Le tribunal a refusé que lui soient versés 1,4 million d’euros pour “discrimination en raison de l’âge“. Il ne percevra pas non plus les 480 000 euros demandés pour compenser “les conditions brutales et vexatoires dans lesquelles s’est déroulé le licenciement“, ni les 500 000 euros espérés pour préjudices d’image. Julien Lepers avait estimé que son nom avait été “souillé” en “une des magazines“.

Face à cette décision, Julien Lepers a décidé de se pourvoir en appel, comme l’a indiqué son avocat Pierre-Olivier Lambert au Parisien. “Mon client a obtenu le minimum. En ne voulant pas attribuer des montants trop importants, le conseil de prud’hommes n’a pas été très courageux. Mais on gagnera le deuxième round, a-t-il assuré. Nous avons tous les éléments pour prouver qu’on ne peut pas licencier une personne parce qu’on estime qu’elle est devenue ringarde.

De son côté, l’animateur “ne souhaite pas s’exprimer sur ce qui appartient à [sa] vie privée“. Enfin, FremantleMedia n’a pas non plus souhaité faire de commentaire.