Juliette Gréco a rejoint son défunt mari, Gérard : “Un amour joli à regarder”

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Juliette Gréco laisse un grand vide. Au lendemain de sa mort, les proches comme les fans de l’artiste au large trait d’eye-liner ont ses plus grands titres en tête : La Javanaise, Jolie Môme, Parlez-moi d’amour jusqu’au classique des classiques, Déshabillez-moi. Ils se souviennent d’elle et commencent à la raconter. Dans les pages du Parisien, Olivia Ruiz a rendu hommage à son immense amie, le 24 septembre 2020.

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Pour moi, elle avait vraiment un côté immortel. J’ai d’abord senti la peine me saisir. Et puis, je me suis dit que Gérard Jouannest, son mari et compositeur, devait l’attendre là-haut avec un grand sourire“, commence la chanteuse, évoquant le grand amour de Juliette Gréco, décédé en 2018. “Leur amour était vraiment joli à regarder. Je me souviens qu’elle n’enterrait jamais ses potes, qu’elle n’allait jamais les voir au cimetière. Elle ne voulait pas réaliser qu’ils étaient partis”, se souvient joliment Olivia Ruiz.

Juliette Gréco avait épousé Gérard Jouannest – qui a notamment composé Ne me quitte pas – en 1988. Leur union, la troisième pour l’artiste, a duré près de trente ans. Ils s’étaient rencontrés en 1968 lors d’une tournée de la chanteuse au Canada. “Le seul homme avec qui j’ai partagé mon quoti­dien, c’est Gérard Jouan­nest, mon pianiste et accom­pa­gna­teur depuis 1968, mon mari depuis 1988. Mais j’aime bien partir, aussi. Parfois, je dispa­rais des jour­nées entières, j’ai besoin de ma soli­tude, comme lui a besoin de la sienne. Il a son piano, qui est sa maîtresse la plus sûre, et certai­ne­ment la plus aimée. Moi, j’ai ma vie, mes silences“, confiait-elle dans les pages de Gala il y a quelques années.

Lorsque Juliette Gréco a proposé une collaboration à Olivia Ruiz, les deux chanteuses sont devenues infiniment proches. “La première fois que je l’ai rencontrée, je m’apprêtais à découvrir une déesse. Et j’étais ressortie en ayant l’impression d’avoir passé l’après-midi avec une copine. Elle avait plus de 80 ans alors, mais avait toujours une jeunesse, une espièglerie, une coquinerie. Elle était très douce et en même temps très intransigeante. Ça n’était jamais tiède avec elle“, a-t-elle raconté au Parisien.