Karine Le Marchand, une “femme légère” ? Son coup de gueule bien senti

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Karine Le Marchand est en colère contre une certaine presse trop racoleuse.

Mercredi 3 juillet 2019, l’animatrice de 50 ans à la tête de L’amour est dans le pré (M6), a souhaité établir une bonne fois pour toutes qu’elle assumait totalement son humour parfois grivois et que celui-ci n’impliquait pas qu’elle soit une “femme légère” pour autant.

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Je suis fière d’être sociétaire des Grosses Têtes où, depuis plus de trente ans, notre humour gaulois métissé de connaissance rassemble des millions d’auditeurs. J’y trouve l’occasion de m’amuser, d’exprimer un peu ma culture, et beaucoup ma vision de la femme libre. Avec autodérision et un chouïa de provocation, je réponds à mes collègues masculins lorsqu’ils font croire qu’ils sont misogynes ou purs consommateurs du sexe des femmes (alors qu’ils sont tous, et Laurent Baffie le premier, d’un profond respect pour la gent féminine). Dans toutes mes émissions depuis 25 ans, l’humour grivois est un mode de communication qui dépasse les âges, les régions et les origines sociales. Pourtant, régulièrement, des articles internet reprennent mes sorties, et insinuent peu à peu que je suis une femme à la sexualité débridée“, a-t-elle commencé en légende d’une photo d’elle à l’âge de 12 ans alors qu’elle prenait la pose le jour de sa communion.

Et Karine Le Marchand de poursuivre avec la même détermination : “Faire passer une femme de 50 ans pour une femme légère (et donc dénuée de profondeur), parce qu’elle parle sans tabou du plaisir féminin, c’est laisser croire que c’est ‘hors norme’. Et c’est faire le jeu de ceux qui depuis la nuit des temps, frappent, mutilent le clitoris, traitent les femmes de salopes dans la rue… Je veux que toutes les jeunes filles puissent regarder leur sexe sans se dire que c’est sale, ou qu’elles sont malades. Je veux que ma fille et toutes les jeunes filles du monde puissent exiger une relation sexuelle où leur plaisir est pris en compte, où l’échange et la tendresse font partie de leur intimité.”

Finalement, la populaire animatrice s’est adressée à cette presse qui la catalogue par facilité : “Alors vous, les pseudo journalistes d’internet, même si mon nom fait cliquer, et vendre de la pub, cessez vos titres choquants, et cessez de relayer des mots qui ne sont jamais vulgaires, s’ils sont parfois volontairement grossiers. Ma vie sexuelle est loin d’être débridée, l’épanouissement est déjà un but. Alors, à ceux qui pondent des articles si pauvres en contenu, sachez au moins que vous faites le jeu de certains hommes qui veulent que la femme soit soumise et se taise.”